Le 8 mars ne se réduit pas à une simple date du calendrier grégorien ; il s’agit d’un carrefour de mémoire et d’ambition. À Sidi Bel Abbès, cette journée internationale des droits de la femme a revêtu une dimension solennelle sous l’égide de Monsieur le Wali. Dans l’écrin chargé d’histoire du cinéma Amarna, une cérémonie d’exception, orchestrée en synergie avec l’Union Nationale des Femmes Algériennes (UNFA), est venue consacrer l’apport intellectuel et opérationnel des femmes cadres et des professionnelles des médias de la Mekerra. Au-delà de l'hommage protocolaire, cet événement a mis en exergue une réalité sociologique indéniable, l’ascension fulgurante et qualitative de la femme algérienne au sein des structures névralgiques de l’État. Qu’il s’agisse de la haute administration, de la magistrature, de l’éducation ou des corps constitués, les interventions des responsables locaux ont convergé vers un constat unanime à savoir la compétence n'a pas de genre, mais elle a désormais un visage résolument féminin dans la gestion des affaires publiques et le développement local. Cette reconnaissance ne s’inscrit pas dans une démarche de simple concession symbolique, mais bien dans la validation d'un mérite acquis par la rigueur et le dévouement. Les femmes honorées dimanche dernier représentent cette avant-garde qui concilie avec brio l’exigence technique et l’éthique de responsabilité. Une attention particulière a été portée aux femmes journalistes, ces vigies du quotidien qui façonnent l’opinion et documentent l’évolution de la société. En honorant ces professionnelles de l'information, la wilaya de Sidi Bel Abbès salue la persévérance de celles qui, par leur plume ou leur micro, assurent la vitalité du débat démocratique local. La remise des attestations d’honneur et des présents symboliques a marqué la gratitude de la collectivité envers ces actrices essentielles de la médiation sociale. Le point d’orgue intellectuel de la rencontre fut sans conteste l'intervention de la poétesse Racha Derrich. Par la puissance du verbe, elle a su transcender le cadre institutionnel pour toucher à l’essence même de l’algérianité. Son poème, ode à la femme libre et digne, a rappelé que si la femme est un pilier de l’économie et de l’administration, elle demeure l’âme culturelle et la gardienne des valeurs de courage qui ont forgé l’histoire de la nation. La profondeur de ses vers a suscité une émotion vive, rappelant à l’assistance que le progrès d'une société se mesure à l’aune de la liberté et de l’épanouissement de ses citoyennes. Cette cérémonie restera comme un moment de réflexion sur la nécessité de poursuivre l'intégration de la femme dans toutes les sphères de décision, non comme une option, mais comme un impératif de modernité.
Le 8 mars à Sidi Bel Abbès. Une Célébration de la résilience et du mérite
- par Mohamed Nouar
- Le 09 Mars 2026
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