L’Algérie ne se contente plus de réagir aux crises, elle les devance. Sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune, le pays a opéré une rupture doctrinale majeure, passant d’une gestion curative à une stratégie proactive et audacieuse. Cette mutation transforme les défis mondiaux en leviers de souveraineté nationale. La gestion de la crise sanitaire mondiale a servi de catalyseur à cette nouvelle méthodologie. L'État a démontré sa capacité à déployer des mesures protectrices immédiates, mais c'est dans la durée que cette vision s'ancre. Sécurités sanitaire et alimentaire: la lutte contre les invasions acridiennes est désormais pilotée de manière chirurgicale via des conseils interministériels dédiés, désamorçant les menaces avant qu’elles n’atteignent les cultures. Régulation des marchés: l’anticipation des tensions commerciales, illustrée par la création de cellules de veille bien avant le mois de Ramadhan, a permis d'éradiquer la spéculation et de garantir une abondance maîtrisée pour les citoyens. La bataille de l'eau: face au stress hydrique mondial, l’Algérie a lancé un plan titanesque de Dessalement d'Eau de Mer. Avec l'objectif de porter la production à 5,6 millions de m³/jour d'ici 2030, le pays se positionne comme un leader continental. Ces infrastructures stratégiques visent à couvrir 60 % des besoins en eau potable du pays, préservant ainsi les nappes phréatiques pour l'irrigation agricole. Pour une souveraineté alimentaire, le passage d'une logique de consommation à une ère de valeur ajoutée est la pierre angulaire de cette nouvelle Algérie. La production de blé dur couvre désormais 80% des besoins nationaux, rendant l'autosuffisance totale imminente. Pour une indépendance technique, un plan ambitieux vise à stopper l'importation de semences. Par l'introduction de filières hybrides et de technologies modernes, notamment entre Ghardaïa et El Menia, l'Algérie construit son Indépendance Agricole Durable. Les indicateurs économiques confirment une montée en puissance, avec un PIB par habitant en progression et une croissance projetée à plus de 4 % pour 2026, le pays vise un PIB global de 400 milliards de dollars d'ici 2027. Cette dynamique est saluée par les Institutions Internationales pour sa capacité à diversifier ses exportations hors hydrocarbures. L’Algérie entre aujourd'hui dans une phase d'attraction. Ce "nouveau départ" ne signifie pas l'aboutissement, mais l'exigence d'une réforme constante pour transformer la résilience d'hier en une performance durable et conquérante sur la scène internationale.
Crise sanitaire, catastrophe naturelle, dépression économique… L'Algérie prend les devants
- par R.L
- Le 03 Mars 2026
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