Clôture des deux galas de Marcel Khalifa à l'Opéra d'Alger. Hommage à la Palestine et à feu Mahmoud Derwiche

Le chanteur engagé libanais Marcel Khalifa accompagné de ce duo d’enfer qui sont ces deux fils musiciens, a clôturé, hier à minuit à l'Opéra d'Alger, ses deux soirées artistiques qu'il a animées le 28 Février et le 01 Mars pour rencontrer le public oranais le 04 Mars prochain puis le public constantinois le 06 Mars prochain.

Dans ces deux soirées consécutives du samedi et dimanche, hier sur les planches de l'Opéra d'Alger, celles-ci étaient dédiées à la Palestine dans un cocktail tissé d'un répertoire nostalgique des années 80, soit 40 années après sa dernière tournée à Alger, et ce grâce à cet hymne à la paix et cet hommage au poète engagé feu Mahmoud Darwiche.
Les deux soirées étaient imprégnées d'authenticité et d'engagement et de message de paix, où il avait repris son célèbre répertoire datant de 40 années, repris avec enthousiasme et fidélité soit un répertoire inspiré des luttes et des engagements pour la paix du peuple palestinien et du peuple libanais.
Ces deux concerts artistiques animés par le chanteur, musicien et compositeur de renommée internationale eu égard à son style musicale unique dans les pays arabes, le chanteur engagé libanais Marcel Khalifa à l'Opéra d'Alger "Boualem Bessaiah", était subliminal à la mesure d'un chanteur porteur de message de paix, devant un public nombreux discipliné, nostalgique, connaisseur et surtout mélomane de ce genre de musique qui a interagi avec passion avec les figures de l'art et les symboles de la création engagée de la trempe de Marcel Khalifa. Les deux concerts à Alger ont constitué un voyage émotionnel à travers quatre décennies de création artistique, plus précisément depuis les années 80 à nos jours où il a débuté sa prestation par une pièce musicale dédiée à l'Algérie, avant que sa voix authentique accompagné de son instrument qu'il manipule parfaitement, ne s'élève au son des cordes de son aoud, accompagné de ce duo, son fils Rami au piano et de Sary au violoncelle, qui eux aussi ont fait une belle démonstration musicale, tout ceci avec les icônes immortelles des poèmes du défunt poète palestinien engagé Mahmoud Darwish, à qui il rend un vibrant hommage grâce aux chansons tirées de son ancien répertoire dépoussiéré à l'occasion de ce passage à l'Opéra d'Alger tels que "Montassiban Al-Qama Amchi""Rita", et "Ahannu li khoubz Oummi", puis mounadhiloun à la fin, revisitant ainsi la mémoire de l'amour et de la liberté dans l'esprit du public enflammé et en parfaite communion avec l'artiste en dépit de ces 40 ans d'absence de la scène algérienne.
Rien ne l'arrête, ce chanteur, unique en son genre, est surtout un chanteur engagé, ni le poids de l'âge ni la révolte et la recherche de la paix, ni le cri des opprimés où il poursuit son bâton de pèlerins pour chanter l'amour et la paix à tous ceux épris de sérénité, de paix et de jusqu’auboutisme. Il nous l'a confié en marge de cette soirée lors d'un point de presse improvisé. Le chanteur libanais, Marcel Khalifa, a exprimé à la presse, en marges de cette soirée conviviale à l'Opera d'Alger, son immense joie de revenir chanter en Algérie, puisqu'il était déjà venu récemment pour assister à la soirée de solidarité avec le peuple palestinien à l'Opéra d'Alger.
Il a qualifié les deux soirées de samedi et dimanche hier à l'Opéra d’Alger, premier berceau de ses créations depuis les années soixante-dix, saluant au passage l'interaction chaleureuse du public algérien, en parfaite communion avec lui, affirmant que la chanson engagée demeure un message humain traversant le temps, portant les causes de l'homme et ses rêves dans leurs plus hautes expressions.
Il est à noter que l'artiste Marcel Khalifa poursuivra sa tournée artistique après avoir animé ces deux concerts à l'Opéra d'Alger, suivi de deux concerts dans les wilayas de Constantine et Oran. La soirée du Samedi dernier était conviviale, chaleureuse et empreinte d'émotions des nostalgiques, venus nombreux écouter et apprécier le chanteur égal à lui-même en dépit de ces 40 années d'absence du contexte artistique algérien. Il aimait les youyous des femmes et il le réclamait à chacune de ses chansons, où il a montré sa totale adhésion à ce public si chaleureux qu'il n'a cessé d'aduler. La ministre de la culture qui a assisté à cette soirée jusqu'à la fin, a mis en exergue l'accueil d'une figure emblématique de la taille du chanteur libanais Marcel Khalifa en Algérie. Pour elle, ceci s'inscrit dans le dynamisme artistique des soirées du mois sacré du ramadhan avec un éventail de variétés au programme.
Il s'agit dans cette déclaration en marge du gala du chanteur libanais, de célébrer aujourd'hui un symbole de l'art engagé et authentique, dans un effort soutenu du ministère pour relancer le goût artistique raffiné chez le public algérien. En marge du concert, Malika Bendouda a salué le projet national pionnier de création de "l'Orchestre Philharmonique International d'Algérie, instruit lors du dernier Conseil des ministres et s'inscrivant dans le cadre d'une "politique artistique intégrée du Président Tebboune, visant à promouvoir la musique de haut niveau en Algérie", ajoutant que "ce projet national, artistique et culturel est global et intégré, capable de contribuer à la relance de tout le domaine de la musique en Algérie à travers la création d'une série de filières alimentant cette institution à savoir les instituts, les départements et les ateliers musicaux qui forment des compétences musicales qualifiées au niveau local et international".


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