Le phénomène du squat de la voie publique se concentre particulièrement au niveau de la Place Tahtaha, en plein cœur de Mdina Jdida. Ici, les trottoirs ont pratiquement disparu sous l’emprise des étals improvisés, des marchandises exposées à même le sol et des installations anarchiques qui débordent largement sur l’espace public. Les piétons, privés de leur droit élémentaire à circuler librement, sont contraints d’emprunter la chaussée qui, elle aussi, est fermée par ce commerce informel, s’exposant aux dangers de la circulation. Personnes âgées, enfants et femmes peinent à se frayer un passage dans un désordre devenu quotidien. Ce cœur commerçant d’Oran, autrefois symbole d’animation populaire et d’échanges conviviaux, donne aujourd’hui l’image d’un espace livré à lui-même. L’absence de contrôle et de régulation durable favorise cette occupation progressive des trottoirs, au détriment du civisme et de la sécurité. Il est temps que les autorités locales interviennent pour rétablir l’ordre et rendre aux piétons leur espace légitime. Car la Place Tahtaha, ce n’est pas seulement un trottoir qui disparaît, mais une certaine idée de la ville et du vivre-ensemble. En conclusion, il convient de souligner que ces squatteurs ne sont autres que des marchands d’habillement qui, en étendant leurs étals bien au-delà des limites autorisées, s’approprient les trottoirs au détriment des piétons. Si le commerce fait partie intégrante de l’identité de Place Tahtaha et de Mdina Jdida, il ne peut pour autant se faire au mépris de l’ordre public et de la sécurité des citoyens. Il est temps de concilier activité commerciale et respect de l’espace commun, afin de préserver la dignité et l’image d’Oran.



