Nouveaux changements à venir au MCO. Cherif El-Ouazzani, l’improbable en mode de gestion

Alors qu’il était la cible de critiques virulentes de la part du public mouloudéen, qui ne lui a jamais pardonné sa position incompréhensible envers la politique sportive d’Hyproc, voilà que Si Tahar Chérif El-Ouazzani est en train de retourner une partie de l’opinion en sa faveur grâce aux résultats obtenus par l’équipe-première ces trois dernières journées de championnat. L’amère défaite au stade Miloud Hadefi face à l’Olympique d’Akbou avait sonné le glas pour l’Espagnol Carlos Garrido, enfonçant davantage Cherif El-Ouazzani dans l’incertitude. Vilipendé par les supporters du club qui lui reprochent son manque de caractère et une prise de position trop neutre par rapport à son statut de légende du club, le champion d’Afrique des nations 1990 s’était alors tourné vers le terrain pour assumer le plus risqué des paris : assurer l’intérim sur le banc de touche avec trois rencontres à venir qui sentaient le soufre. Mais après avoir ramené un point de Sidi-Ali au détour d’un match nul de piètre qualité face à l’Espérance de Mostaganem, le report du périlleux déplacement à Tizi-Ouzou pour y défier une JS Kabylie affairée à finir sa corvée en Ligue des Champions de la CAF le piégeait avec un choc face au MCA qui allait décider de son avenir proche au MCO. Un choc frontal avec le double d’Algérie en titre que les Rouge et Blanc d’El-Hamri ont, finalement, remporté avant d’aller gagner encore au stade du 20 août avant-hier après-midi chez un Paradou qui file directement en ligue 2. En ayant obtenu 7 points sur les 9 mis en jeu avec, en sus, deux déplacements sur les trois matches disputés, Cherif El-Ouazzani entame une remontée de la pente dans les suffrages que personne ne pensait possible il y a encore une dizaine de jours ! De quoi même lancer l’idée selon laquelle la direction de Hichem Guennad gagnerait énormément en l’installant officiellement sur le banc de touche d’ici la fin de saison. Une option qui ne fait, cependant, pas l’unanimité, loin de là. Toujours à la recherche d’un entraîneur de renom qui prendrait le relais sur le banc de touche et tout proche d’engager un directeur sportif en lieu et place de Chérif El-Ouazzani, la direction d’Hyproc semble, d’ailleurs, avoir une tout autre vision. De quoi embrouiller même les suiveurs assidus et les initiés à la coulisse mouloudéenne où, comme d’habitude, on s’y déchire à belles dents !


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