Pas de frénésie dans les marchés
En cette première semaine du mois sacré de Ramadhan, les marchés n'ont pas connu le traditionnel assaut des consommateurs. La ville se réveille dès 09H30, le trafic est fluide. La ville baigne dans la lumière du printemps et la population active est déjà sur les lieux de travail. Virée au semblant du marché du Centre-Ville, les prix connaissent une hausse vertigineuse comme les haricots verts à 800 da alors que le prix de la viande rouge, il vaut mieux ne pas en parler. Mais d'après les plus avertis, ils connaîtront une chute dans les prochains jours. Midi, c'est la ruée vers la mosquée pour les "Ablutions" de la prière D'hor. A L'esplanade du centre-ville qui fait face à la Mairie, l'un des repères de la ville abandonné, des saidis en groupes discutent de tout et de rien. A vrai dire, il n'y a plus d'humanité dans le regard des gens, il n'y a que le feu de l'envie qui dévore les estomacs et les esprits. Allez Saha Ramdankoum !
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Le dispositif sécuritaire renforcé
A l'occasion du mois de Ramadhan, une série de mesures préventives ont été prises par la Sûreté de wilaya de Saida, selon le communiqué de Presse. Pour ce faire, les éléments de la Sûreté auront à multiplier les rondes et patrouilles, tant pédestres que motorisées. Tous les lieux où prolifèrent diverses formes de délinquance, seront ciblés. Durant le mois de Ramadhan, les Services de Police multiplieront les opérations de Surveillance et de Contrôle d'identité et autres examens de situation afin d'assurer la sécurité des citoyens. Perçu comme un véritable maillage dissuasif, ce plan de sécurité -spécial Ramadhan- est aussi assorti de plusieurs barrages de police, installés dans différentes sorties de la ville, à l'effet de veiller à la quiétude des citoyens.
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Permanence durant le Ramadhan
Tout le monde n'aura pas le loisir de pouvoir se retrouver autour de la «Meidate El F'tour» en famille au moment de la rupture du jeûne, du fait qu'il y a des personnes que le devoir empêche de goûter à cet instant de satisfaction et de quiétude car contraintes de rester à leur poste de travail. C'est le cas de ces personnes, chargées de veiller à la sécurité des citoyens telles que les policiers, la gendarmerie nationale, la protection civile et ceux corps médical. Ces personnes qui sont tenues de rester à leur poste de travail, rompent leur F'tour sur place avec quelques dattes et du lait offert le plus souvent par le voisinage, pour marquer l'instant. Toutes ces personnes méritent le grand respect pour leur sens du devoir, alors ne les accablons pas.



