Si le choc face à l’Uruguay, programmé le 31 mars à l’Allianz Stadium de Turin, a tout d’un test grandeur nature bénéfique dans le cadre de la préparation pour la Coupe du Monde 2026, le choix du Guatemala comme premier sparring-partner de cette fenêtre internationale de la FIFA interroge grandement les suiveurs de l’EN et autres professionnels de la communication. La première joute, face à la 94ème nation mondiale selon le dernier classement de la FIFA, se disputera ainsi le 27 mars 2026 à 20h30 au stade «Luigi Ferraris» de Gênes, dans une confrontation dont la finalité ne répond, à première vue, pas vraiment à la nature de la compétition que prépare Vladimir Petkovic. Avec comme seul fait d’armes notable une victoire en Gold Cup en 1967 qui récompense le champion d’Amérique du Nord, Centrale et Caraïbe, soit pas grand-chose en matière d’adversité de haut niveau, le Guatemala n’a, en effet, presque rien à proposer en matière de difficultés à surmonter ou de problèmes à résoudre, ce qui demeure l’essence même d’un test-match en prévision d’une importante échéance ou d’un tournoi majeur. Défait le 18 janvier dernier par le Canada en amical, le prochain adversaire des Verts ne présente, à ce propos, aucune caractéristique sur laquelle pourrait focaliser le sélectionneur national, à même de faire progresser son équipe dans un domaine précis. De plus, cette sélection guatémaltèque n’a jamais été un exemple de puissance physique, de virtuosité technique, encore moins de rigueur tactique pour qu’un quelconque enseignement de ces registres précis puisse être tiré par le staff technique de façon à servir l’intérêt suprême des Verts, à trois mois de la Coupe du monde 2026. En valeur marchande, le groupe drivé par le Mexicain Luis Fernando Tena ne «vaut» à l’international que 6 millions d’euros, soit … la moitié d’un Hichem Boudaoui en langage capitaliste. Valorisée à près de 230 millions d’euros par les sites spécialisés, la sélection algérienne parait, donc, d’une toute autre dimension que son sparring-partner printanier, 40 fois moins coté sur le marché boursier! La vérité du terrain est, en parallèle, tout aussi implacable puisque cette affiche qui rappelle étrangement la célèbre fable du pot de terre contre le pot de fer opposera des professionnels planant au plus haut niveau international à des joueurs évoluant dans un championnat classé à la 72ème place mondiale par l’IFFHS dans des clubs comme le CSD Municipal, l’Antigua GFC ou encore le Communicaciones FC alors que la Ligue 1 Mobilis pointe (quand même) à la 45ème loge ! Seuls le milieu de terrain Matthew Evans (équipe réserve du Los Angeles FC) et l’attaquant Marvin Avila Junior (17 ans, équipe réserve du Sao Paulo FC) semblent être habitués aux exigences du professionnalisme. Autrement dit, un adversaire très loin du niveau et du standing des coéquipiers de Riyad Mahrez et bon, apparemment, prioritairement à soigner le moral des troupes après la sortie ratée en quarts de finale de la dernière CAN.
Les Verts affronteront le Guatemala et l’Uruguay en mars en Italie. EN : Deux dates, plusieurs interrogations
- par Rachid BELARBI
- Le 22 Février 2026
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