Et si la paix à Ghaza transitait par les terrains de football? C'est l'objectif même de l'accord signé jeudi entre la FIFA et le Conseil de la paix. L'instance planétaire et la commission créée par Donald Trump ont, en effet, signé un accord de partenariat inédit, visant à mobiliser activement des financements auprès de dirigeants et d’institutions internationales, pour utiliser le football comme levier de reconstruction, de stabilité et de développement à long terme dans les régions touchées par des conflits. L’accord a été signé par Gianni Infantino : Président de la FIFA, Yakir Gabay : membre exécutif du Conseil de la paix pour Ghaza, Nickolay Mladenov : Haut Représentant pour Ghaza et Ali Shaath : Commissaire en chef du Comité national pour l’administration de Ghaza (NCAG). Il établit un cadre à long terme destiné à bâtir un écosystème du football complet à Ghaza, à travers la construction d’infrastructures de pointe, le déploiement de programmes structurés en faveur de la population locale et la création d’opportunités économiques durables.
Le football au coeur de la reconstruction
Présenté par Donald Trump, le président des États-Unis, lors du Forum économique mondial de Davos en janvier dernier, le Conseil de la paix rassemble des institutions et des dirigeants internationaux afin de venir en aide aux régions en proie à des conflits. Sa première préoccupation concerne Ghaza, il entend coordonner l’action humanitaire et les efforts de reconstruction pour rétablir la stabilité à long terme. Aujourd’hui, la FIFA et le Conseil de la paix ont signé un accord de partenariat historique qui favorisera l’investissement dans le football afin de soutenir le processus de reconstruction dans les zones post-conflit, a déclaré le Président de la FIFA, Gianni Infantino, à l’issue de la cérémonie de signature qui s’est tenue au siège de l’Institut Donald J. Trump pour la Paix. «La FIFA souhaite que le plus grand nombre de personnes à travers le monde puisse s’impliquer dans notre sport et profiter des opportunités qu’il offre. Le football a le pouvoir de rassembler les gens et d’œuvrer pour la prospérité, l’éducation et la paix dans un monde plus juste. Avec le soutien du Conseil de la paix, la FIFA pilotera ce partenariat conçu pour générer un impact concret à chaque étape», a-t-il conclu. La première phase de cette collaboration porte sur un vaste programme de réhabilitation de la région qui prévoit d’agir simultanément aux niveaux infrastructurel, social et économique. Le plan comprend notamment la construction de 50 minis terrains FIFA Arena à proximité d’écoles et de zones résidentielles, de cinq terrains de dimensions Standard dans plusieurs gouvernorats, d’une Académie de la FIFA haut de gamme et d’un nouveau stade national d’une capacité de 20.000 places.
Un objectif, trois phases
Outre les infrastructures, le programme met l’accent sur la création d’emplois, le renforcement des compétences, la participation de la jeunesse, la mise en place de championnats organisés pour filles et garçons, l’engagement communautaire et la stimulation de l’économie locale. Le plan de mise en œuvre comprend quatre phases:
Phase I – Action locale (3-6 mois): Installation de 50 minis terrains FIFA Arena pour créer des espaces sûrs et accessibles. Le programme Football for Schools de la FIFA est intégré au déploiement ainsi que la distribution d’équipements et l’organisation d’activités structurées de football de base.
Phase II – Infrastructures professionnelles (12 mois): Construction de terrains de dimensions standards, création de clubs locaux et renforcement des parcours de formation dans le football.
Phase III – Académie de la FIFA (18-36 mois): Ouverture d’un centre d’excellence avec hébergement pour le sport de haut niveau et l’éducation. L’académie servira à la détection des talents, à la mise en place de parcours professionnels et à la création d’opportunités d’emplois qualifiés.
Phase IV – Stade national (18-36 mois): Construction d’un stade national de 20.000 places permettant d’accueillir des événements sportifs et culturels, de renforcer l’identité nationale, de générer des revenus commerciaux et de cristalliser la cohésion sociale sur le long terme.
La mise en œuvre se déroulera dans le cadre d’un contrôle continu des conditions de sûreté et de sécurité. Dès que celles-ci le permettront, la phase I sera lancée avec le soutien des différentes parties prenantes et fera l’objet de rapports à chaque nouveau palier franchi. Au cœur de cette première étape se trouve le projet FIFA Arena qui fait partie intégrante de l’engagement de l’instance à construire au moins 1.000 minis terrains dans le monde entier d’ici 2030. Déjà déployée dans de nombreux pays, l’initiative offre des terrains durables pleinement équipés aux populations ayant un accès au sport limité. Depuis novembre 2025, 59 associations, membres de la FIFA, ont rejoint le programme.
Le partenariat avec le Conseil de la paix s’inscrit dans la droite ligne de l’engagement de la FIFA en faveur de l’apaisement au niveau mondial. Lors du Sommet pour la paix qui s’est tenu à Charm-el-Cheikh le 13 octobre 2025, l’instance avait déjà réaffirmé sa volonté de participer aux efforts pour la paix internationale partout où elle le pouvait.



