Pôle pénal économique de Sidi M'hamed. Le procès de Ali Aoun reporté

Sur proposition de la défense des accusés dans cette affaire, le procès IMITAL est reporté pour la seconde fois consécutive. Pour cause de décès familial, le procès de l'ex-ministre de l'Industrie, Ali Aoun, actuellement sous contrôle judiciaire, aura lieu lundi prochain. Le président du pôle pénal économique et financier près le Tribunal de Sidi M’hamed, a décidé le report au 23 février prochain le procès qui tient en haleine l'opinion nationale de l’ancien PDG de Saidal ainsi que celui des autres accusés impliqués dans l’affaire dite de «corruption Imital». Sont également poursuivis dans ce dossier, son fils, l’homme d’affaires Nounou Manita, le DG de l’entreprise «Fondal» et le PDG du complexe «Sider El Hadjar». L’affaire concerne notamment le groupe public des industries métallurgiques et sidérurgiques «Imital», avec des accusations de transactions irrégulières portant sur la vente et l’achat de déchets ferreux et de résidus de cuivre. Les chefs d’inculpation retenus contre eux par le juge d'instruction, conformément à la loi 01- 06 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, incluent l’octroi d’avantages indus, la passation de marchés en violation de la réglementation, le détournement de deniers publics, l’abus de fonction, l’influence indue, ainsi que le blanchiment d’argent et la complicité. Le procès de l'ex-ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, a déjà été reporté, une première fois, par le juge du pôle pénal de Sidi M'hamed au 16 février 2026.
Le mis en cause a comparu lors de sa première audience devant le juge du pôle pénal d'Alger, aux côtés d’autres accusés dans l’affaire connue sous le nom de «corruption d’Imital». Rappelant que l'affaire Imital a été traitée en 2025 par le pôle pénal économique et financier du Tribunal de Sidi M’hamed à Alger dans le procès Imital. Les condamnations prononcées dans cette affaire de corruption ont atteint jusqu’à 15 ans de prison ferme, assorties de la confiscation de tous les biens saisis. Il s’agit de la plus lourde peine jamais prononcée dans ce type d’affaire. En effet, Ali Aoun est actuellement placé sous contrôle judiciaire. Cette mesure fait suite à une enquête complémentaire ordonnée par le juge de la troisième chambre du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed, décision confirmée par la chambre d’accusation près la Cour d’Alger après l’appel introduit par l’accusé.


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