La numérisation pour combattre la bureaucratie

«On n'améliore pas une bureaucratie avec plus de bureaucratie. Depuis deux mille ans, les bureaucrates font le même boulot:

ils empêchent tout changement!» Tom Trancy

C’est un excellent moyen pour combattre la bureaucratie et d’autres maux dont souffre grandement, l’administration algérienne. Mais avant tout, il faudrait penser à fournir une formation consistante à l’endroit des personnels qui vont s’occuper à mettre en exécution les programmes, visant la vulgarisation de cette technique, au niveau des services administratifs et toutes les institutions de l’Etat. Ça serait une aberrante tautologie de rappeler que la bureaucratie fait des massacres au niveau de toutes les administrations de la République. Et bien sûr, avec des conséquences lourdes sur le plan social, la citoyenneté et les relations interhumaines. L’on a tendance, parfois, à sous-estimer la bureaucratie, alors qu’elle est directement, responsable du marasme social ou bien ce que l’on pourrait appeler : «le mal algérien». Mais interrogeons-nous? La numérisation pourrait-elle vraiment, elle-seule, combattre la bureaucratie? Sachant bien que nous avons en Algérie, les bureaucrates les plus chevronnés de la planète, avec lesquels la numérisation va –très probablement- hisser le drapeau blanc de la capitulation. Il n’y a pas mieux que de s’attaquer à la bureaucratie par les moyens du contrôle et la supervision soutenue. Un fonctionnaire deviendrait automatiquement, un bureaucrate quand il est archi-sûr que personne, c'est-à-dire aucun responsable hiérarchique ne va l’interroger, sur ce qu’il fait! Le contrôle, la supervision et le suivi, pratiqués de façon soutenue et méthodique, sont l’arme la plus efficace, en vue de lutter efficacement, contre la vermine bureautique. C’est justement, en ce moment-là, que la numérisation saura d’un grand apport afin faciliter la tâche aux services de suivi… A notre connaissance, le contrôle commence à partir des hautes sphères du système politique, en descendant au fur et à mesure, pour arriver au plus bas de l’échelle hiérarchique. D’ailleurs, c’est ce qui diffère un Etat moderne structuré, dans un Etat de droit, selon les normes contemporaines et un Etat fantoche, à la merci des puissances maffieuses locales et étrangères. Réussir l’édification d’un Etat moderne, selon les normes, c’est le but –semble-il– que le gouvernement algérien vise par le truchement, de ses mesures de redressement dont la numérisation serait l’une d’elles. Faudrait-il rappeler dans ce contexte que des droits des citoyens ont été bafoués, par le faute d’une bureaucratie, qui s’était imposée par son poids lourd sur le dos du citoyen, notamment le citoyen faible et non protégé.

 


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