L'Afrique pour un siège permanent au Conseil de Sécurité

Avec une superficie de plus de 30 millions de km2 et une population dépassant le 1,5 milliard d’êtres humains, l’Afrique ne mériterait-elle pas un respectable siège de membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU… Je crois dur comme fer que les pays et les nations africaines ne sont plus ces agrégats de populations de sous-hommes, non encore matures afin de s’intéresser à la gestion des affaires de l’humanité. Il y a eu, tout le temps, ce contraste entre un discours officiel, destiné à l’attention de «tout le monde», considérant que les peuples africains ne sont pas moins humains que le reste des habitants de la terre, y compris les «surhommes» de l’Occident. Un autre comportement plus direct, pas officiel qui n’a pas l’intention, pour des raisons de maturité, d’associer les Africains aux affaires du monde. Cela a été le cas, rappelez-vous, dans les compétitions de la Coupe du monde des Nations, pendant les années 1970 où tout le continent «noir» était représenté par la sélection nationale d’un seul pays. Mais, les Africains avaient su comment s’affirmer en développant un football typiquement africain, ayant finalement su s’imposer sur le tas par des faits …Il ne faudrait pas, surtout, sous-estimer la force, une fois «unie», de 54 pays africains, représentant un peu plus du tiers de la population mondiale.. Oui, certes les 54 états de l’Afrique ne sont pas tous ajustés sur les mêmes ondes d’ambition et de préoccupation. Pas mal d’Etats du continent sont encore, quelque chose, comme des «protectorats» sous l’emprise «indirecte» des puissances étrangères notamment les compagnies multinationales. Ce ne sont que des croyances hypothétiques mais malheureusement des faits réels et des réalités décevantes à y faire face. L’Union africaine (UA), calquée structurellement, sur le modèle européen, est toujours une institution aux prérogatives continentales ayant du mal à maitriser les extravagances de quelques Etats ou quelques «leaders» africains. Il y a eu vent que l’ordre mondial est sur le point d’élargir «le traditionnel clan des 05» des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, en rajoutant trois puissances démographiques à savoir: l’Afrique, l’Inde et l’Amérique latine. Il n’est donc, pas du tout, sensé que la France, avec ses 60 millions d’habitants, soit représentée alors que plus d’un milliard d’Africains soient privés du droit au veto…Le fait que ces trois puissances démographiques soient faites membres permanents avec des possibilité d’accès au droit du veto, cela pourrait faire en sorte de rééquilibrer les balances dans cette institution, créée il y a plus de 80 ans afin de faire, disait-on, «la justice» qui n’a jamais eu lieu.. Elle n’avait servi que ses créateurs.


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