Formation professionnelle à Sidi Bel Abbès. La mutation du paradigme professionnel au cœur de la rentrée de février

Sous l’égide de la Direction de la Formation et de l’Enseignement Professionnels (DFEP), la session de février s’ouvre à Sidi Bel Abbès non pas comme une simple formalité calendaire, mais comme le catalyseur d’une synergie nouvelle entre savoir académique et impératifs économiques. C'est au centre Chahid Mohamed Benaricha de Ben Badis que le représentant du premier responsable de l'exécutif, le Secrétaire Général de la wilaya, a donné le coup d’envoi d’une rentrée placée sous le signe de l’efficience partenariale. Loin des sentiers battus de la formation théorique, cette session consacre une vision holistique où l’insertion n’est plus une finalité aléatoire, mais le point de départ de la conception pédagogique. La signature de trois conventions majeures, ce dimanche, illustre cette volonté de décloisonner les institutions pour fertiliser le bassin de l’emploi local. Le protocole conclu avec la Direction du Tourisme et de l’Artisanat dépasse la simple transmission de savoir-faire. Il s’agit d’une véritable ingénierie de valorisation du patrimoine. En formant une main-d’œuvre hautement qualifiée dans l’hôtellerie et l’artisanat, la DFEP entend transformer le potentiel latent de la région en un levier de croissance pérenne, l'accord avec les Œuvres Universitaires, portant sur la gratuité du transport, lève un verrou logistique crucial. En désenclavant l’accès aux centres pour les stagiaires des zones reculées, la direction réaffirme le principe de démocratisation du savoir technique et le partenariat avec les Moulins Azzouz qui incarne la maturité du système. En institutionnalisant la formation continue des salariés et l'immersion pratique des stagiaires, la DFEP crée un écosystème d'apprentissage en milieu réel, garant d'une employabilité immédiate. D'autre part, l’introduction de trois nouvelles filières à savoir la transformation fromagère, la maintenance des systèmes et l'éducation de la petite enfance, témoigne d’une lecture fine des mutations du marché. Ces spécialités ne sont pas choisies au hasard ; elles répondent à l'émergence d'une industrie agroalimentaire de pointe et aux besoins croissants de structuration des services sociaux. «Il ne s’agit plus de diplômer pour le nombre, mais de qualifier pour l’utilité», semble être le leitmotiv de cette session qui a déjà vu 2 646 candidats confirmer leur engagement via la plateforme numérique, sur une offre globale de 3 865 postes selon les responsables du secteur. Au-delà de l'apprentissage d'un métier, l'ambition affichée est d'insuffler l'esprit d'entreprise. En orientant les jeunes vers les segments des start-ups et de l’auto-entrepreneuriat, la DFEP de Sidi Bel Abbès se positionne comme un incubateur de talents. Cette rentrée de février rappelle que la formation professionnelle est le véritable poumon de l’économie locale.


ads