Sidi Bel-Abbès. Des élèves visitent le CET

Par une approche alliant pédagogie de terrain et impératifs de gestion publique, la Direction de l'Environnement de la wilaya de Sidi Bel-Abbès a orchestré, ce 12 février 2026, une immersion éducative au Centre d’Enfouissement Technique (CET). Une initiative qui, au-delà du simple cadre scolaire, interroge nos modèles de consommation à l'approche du mois sacré de Ramadhan. C’est sous l’égide de monsieur le wali que s’est déroulée cette sortie exploratoire au profit des élèves de l'établissement «Manahel El Ilm». Dans un monde où la question climatique n'est plus une abstraction mais une urgence concrète, l'institution publique choisit ici de s’adresser à la «génération de demain». L'objectif est limpide: transmuter l'élève de simple spectateur de la gestion urbaine en acteur conscient de la préservation écosystémique. Accueillis par les cadres techniques du CET, les collégiens ont été initiés à la complexité des processus de traitement des déchets. Loin d'être une simple décharge, le centre a été présenté comme une infrastructure d'ingénierie environnementale. Les explications ont porté sur la rigueur des protocoles du pesage à la surveillance rigoureuse des flux, les méthodes d’enfouissement technique répondant aux normes internationales, visant l’annihilation des nuisances olfactives et un focus particulier qui a été mis sur le traitement des lixiviats (jus de déchets), rempart essentiel contre la contamination des nappes phréatiques. Le choix du calendrier ne doit rien au hasard. À l'aube du mois de Ramadhan 2026, période paradoxalement marquée par une croissance exponentielle des rebuts ménagers, la Direction de l'Environnement tire la sonnette d'alarme sur le gaspillage. Le message délivré aux élèves a souligné la corrélation directe entre l'excès de consommation et la pression exercée sur les infrastructures de traitement. En prônant le tri sélectif à la source, l'administration cherche à instaurer une «économie circulaire de proximité» où le déchet ne serait plus une fin en soi, mais une ressource potentielle par le recyclage. L’effervescence intellectuelle manifestée par les questions des élèves témoigne de la réussite de cette démarche. Cette interaction entre le secteur de l'éducation, les affaires religieuses, le commerce et la sécurité (Sûreté de wilaya) démontre une volonté de transversalité. La gestion des déchets n’est plus une compétence purement technique, elle devient une responsabilité morale et collective. En concluant cette journée, la Direction de l'Environnement a réitéré son engagement: multiplier ces «laboratoires de conscience» à travers les établissements scolaires. Il ne s’agit plus seulement de nettoyer la cité, mais de repenser notre manière d’y habiter.


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