En stage bloqué depuis avant-hier, le Mouloudia d’Oran prépare dans une certaine incertitude son prochain rendez-vous en championnat face au MCA. Le nul obtenu à Sidi Ali face à l’Espérance de Mostaganem a, certes, atténué un peu de la tension en interne causée par la défaite à domicile face à l’Olympique d’Akbou mais n’a pas vraiment permis aux Rouge et Blanc de sortir de la crise. Sur le banc face à Ettaradji, Si Tahar El-Ouazzani a, d’ailleurs, troqué sa casquette de directeur sportif pour celle d’entraineur, non sans avertir ses responsables de l’impossibilité de terminer ce qui reste à jouer de la saison sur le banc de touche. Dès lors, la priorité au MCO est désormais de nommer un nouvel entraineur de l’équipe-fanion capable de redresser la barre, de remobiliser le groupe et de lui permettre de se reconcentrer sur l’objectif principal du club cette saison, à savoir terminer sur le podium afin de décrocher un billet qualificatif pour une compétition internationale la saison prochaine. A ce sujet, plusieurs CV d’entraineurs de renom et d’autres, plus anonymes, ont été déposés sur le bureau du directeur du conseil d’administration Hichem Guennad. Parmi ceux-ci, les noms de Lotfi Amrouche et du Tunisien Youssef El-Manaî ont été les plus cités. L’idéal, pour la direction du MCO, est de parvenir à trouver un successeur à l’Espagnol Carlos Garrido avant que le choc face au Mouloudia d’Oran, de façon à lui permettre de bien connaitre son vestiaire et d’assurer, au moins, un micro-cycle hebdomadaire. La question qui se pose, à ce sujet, est relative, toutefois, à l’avenir de Si Tahar Cherif El-Ouazzani au lendemain de l’installation d’un nouveau patron technique de l’équipe professionnelle. Certaines sources généralement bien informées laissent, d’ailleurs, croire que le destin du champion d’Afrique 1990 est déjà scellé et que c’est le patron d’Hyproc him self qui aurait décidé de mettre fin à leur collaboration. D’autres indiscrétions attestent, en parallèle, de l’intention de Cherif El-Ouazzani de quitter de son plein gré « ce » Mouloudia dès qu’un nouvel entraineur est en place et que ses arriérés de salaires (deux mensualités) lui sont versées. Rien d’officiel n’a, toutefois, filtré étant donné la politique du silence adoptée par le Mouloudia d’Oran depuis sa reprise par la filiale de la Sonatrach. Une stratégie de communication complètement archaique, démodée et contre-productive vu qu’elle ne fait qu’accroitre les rumeurs et les interprétations erronées qui génèrent, à leur tour, une pression négative dont le club n’a nullement besoin en ce moment précis.
La gestion du MCO par Hyproc en question. Quel avenir pour Cherif El-Ouazzani
- par Rachid BELARBI
- Le 11 Février 2026
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