Par la convergence de leviers financiers stratégiques, la commune de Sidi Bel Abbès amorce une phase de transition urbaine majeure. Entre réhabilitation patrimoniale et mise à jour des infrastructures sociales, l’APC déploie un programme de 16 opérations de développement visant à réconcilier la cité avec ses exigences de modernité. L’urbanisme n’est plus seulement une affaire de voirie, c’est une réponse politique aux impératifs de cohésion sociale.
En débloquant une enveloppe globale de 56 milliards de centimes, l’Assemblée Populaire Communale (APC) de Sidi Bel Abbès, sous l’égide du Programme de soutien au développement social et économique et du Fonds commun des collectivités locales (FCCL), ne se contente pas d’une gestion comptable des affaires courantes. Elle dessine une stratégie de sédimentation du bien-être urbain. Le premier volet de cette offensive, doté de 32 milliards de centimes, s’attaque à la colonne vertébrale de la ville, son réseau routier. Après une phase nécessaire de rénovation des réseaux d’assainissement, phase invisible mais capitale, l’heure est à la réhabilitation des surfaces. Le bitumage des quartiers n’est pas ici un luxe cosmétique, mais l’aboutissement logique d’une mise à jour structurelle destinée à pérenniser le cadre bâti. L’investissement de 24 milliards de centimes issus du FCCL révèle, quant à lui, une volonté d'agir sur le temps long. L’accent mis sur l’infrastructure scolaire via l’extension des écoles Zaoui, Talha Djilali ou Reffas Youcef témoigne d’une volonté de décongestionner les espaces du savoir. En dotant ces établissements de classes supplémentaires et de cantines modernes, l'APC investit dans le capital humain, premier levier de tout développement endogène. Parallèlement, la réhabilitation du Château Bastide et de celui du quartier Emir Abdelkader marque un tournant symbolique. Il s’agit de préserver la mémoire architecturale de Sidi Bel Abbès, tout en l’intégrant dans une dynamique contemporaine. Cette approche esthétique et historique se double d’un pragmatisme économique avec la création d’un marché de proximité au quartier Khamlich Allel, visant à structurer le commerce local et à dynamiser l'emploi. Le sport et la jeunesse ne sont pas en reste, comme en témoigne la remise à niveau du stade des Trois Frères Amirouche. Cette vision holistique de la cité où l’école, le marché, le stade et le monument historique cohabitent dans une planification cohérente — semble être la nouvelle feuille de route des autorités locales. Alors que le budget complémentaire de 2026 profile déjà de nouvelles perspectives, Sidi Bel Abbès s'emploie à transformer ces flux financiers en réalités tangibles. L'enjeu est de taille : passer d'une gestion de l'urgence à une véritable ingénierie de la qualité de vie, capable de répondre aux aspirations légitimes d'une population en quête de confort et de modernité.
Sidi Bel Abbès. 56 milliards de centimes pour une refondation du cadre de vie
- par Mohamed Nouar
- Le 09 Février 2026
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