Sidi Bel-Abbès. Mise en terre de 130.000 arbres

A l’heure où les enjeux climatiques imposent une redéfinition de nos rapports aux écosystèmes, la Conservation des Forêts de la wilaya de Sidi Bel-Abbès s’érige en pivot d’une ambition d'envergure. Dans le sillage de l’initiative nationale «Algérie Verte», la région amorce une phase décisive: la mise en terre de 130.000 sujets, segment stratégique du grand dessein des 05 millions d’arbres selon un communiqué des services de la Conservation des Forêts.
L’enthousiasme actuel ne doit rien au hasard. Il s'inscrit dans la continuité organique d’une première phase dont l’efficience a été prouvée par la plantation d’un million d’arbres à l’échelle nationale. À Sidi Bel-Abbès, ce volontarisme s’est déjà traduit, depuis le 25 octobre dernier, date symbolique de la Journée Nationale de l’Arbre, par l’enracinement de 111.000 plants. Ce socle technique et logistique sert aujourd’hui de tremplin à une accélération majeure des opérations de reboisement. Sous l'impulsion du premier responsable de l’exécutif, Kamel Hadji, la stratégie adoptée par la Conservation des Forêts se distingue par sa précision spatiale.
Loin d'être une simple dispersion de plants, la répartition des 130.000 arbres répond à une analyse fine des capacités pédologiques et des disponibilités foncières de chaque circonscription. La géographie de cette campagne révèle des pôles d'intervention prioritaires notamment les bastions forestiers de Ras El Ma et Merine avec 20.000 arbres chacun ainsi que la daïra de Marhoum (18.000 essences diversifiées), constituant les poumons de ce projet. Le maillage territorial de Teghalimet à Moulay Slissen (10.000 unités respectivement), en passant par Ain El Berd (9.000) et les zones de Ben Badis, Sidi Lahcene ou Tenira, chaque territoire participe à la restauration du couvert végétal. Cette architecture de plantation repose sur une convergence inédite des forces vives. Il ne s'agit plus seulement d'une mission administrative, mais d'une œuvre de transition écologique impliquant administrations publiques, partenaires institutionnels et, de manière cruciale, une société civile de plus en plus consciente de sa responsabilité bio sphérique. La logistique, désormais parachevée, laisse place à la phase opératoire. Dès le début de cette semaine, les moyens humains et matériels seront déployés avec pour ligne de mire: la date du 14 février. Cette échéance marque non seulement la fin d'une étape technique mais le début d'un processus biologique de long terme qui nécessite un suivi rigoureux. Au-delà du chiffre, c’est une véritable culture de la préservation qui s’installe à Sidi Bel-Abbès.


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