Sidi Bel Abbès. Des vents d'une rare intensité

Marquée par une virulence météorologique rare, la wilaya de Sidi Bel Abbès a été le théâtre de scènes de désolation orchestrées par des vents d'une rare intensité. Entre coupures d'énergie systémiques et périls urbains, la capitale de la Mekerra panse ses plaies sous l'œil vigilant des secours. L’aléa climatique s’est invité avec une brutalité singulière ce mercredi, transformant le paysage urbain de Sidi Bel Abbès en un théâtre de risques immanents. Les rafales, dont la célérité a défié les structures les plus ancrées, ont provoqué une réaction en chaîne de sinistres, plongeant plusieurs quartiers emblématiques dans une obscurité tant physique qu'inquiétante. Le réseau électrique, artère vitale de la cité, a payé un lourd tribut à cette tempête. Les quartiers El Djazira, la route de Tessala, la cité des 1 500 logements Sorecor, ainsi que le secteur de Gambetta, se sont retrouvés brutalement sevrés d’énergie suite à la rupture de câbles de haute tension. Ces incidents ne sont pas seulement des désagréments domestiques ; ils soulignent la vulnérabilité de nos infrastructures face à la fureur des éléments. Au cœur de la cité Bab Daya, le spectacle était saisissant, un arbre séculaire, cédant sous la pression atmosphérique, s'est effondré sur un véhicule de tourisme. Si l'on ne déplore heureusement aucune perte humaine, les dégâts matériels, considérables, témoignent de la force herculéenne du vent. Face à cette urgence, les éléments de la Protection Civile ont fait preuve d'une réactivité exemplaire. Déployés sur tous les fronts, ils sont intervenus au quartier Ben Hammouda pour neutraliser un câble électrique à terre, évitant ainsi un potentiel drame par électrocution. La logistique de secours s'est également étendue à la périphérie, notamment sur l'axe névralgique reliant la RN 13 au village de Delahim (commune de Sidi Hamadouche), où trois arbres déracinés entravaient la circulation. À Boukhanifis, la chute d'un poteau électrique, bien que spectaculaire, n'a fort heureusement causé aucun dommage collatéral.« Nous demeurons en état d’alerte maximale. La protection des citoyens et de leurs biens est un impératif qui ne souffre aucune latence », laisse-t-on entendre auprès des services de secours, dont la mobilisation reste totale face à la persistance des vents. Devant l'imprévisibilité de la situation, les autorités de la wilaya ont pris des mesures conservatoires drastiques. La fermeture immédiate du Jardin public, des parcs de loisirs du lac Sidi Mohamed Ben Ali, ainsi que la suspension des activités pédagogiques pour mercredi et jeudi, relèvent d'une gestion de crise prudente et nécessaire.


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