Le recours à la matière première locale extraite de Gara Djebilet permettra au pays d’économiser près de 1,2 milliard de dollars par an. L'investissement dans le secteur du fer en Algérie est en pleine mutation. Il est marqué par le lancement officiel début du mois de février 2026 de l'exploitation du gisement géant de Gara Djebilet (Tindouf) par le président Tebboune de ce projet. Le fer de Gara Djebilet a atteint le summum de victoire grâce à ce méga projet, car l'Algérie a pu dépasser tous les blocages et rompt définitivement avec la dépendance aux hydrocarbures, sans oublier de mettre en exergue le départ historique et stratégique du premier train de minerai depuis Béchar vers Oran. L'investissement en fer a plafonné les 3,5 milliards de tonnes de réserves. Le projet de Gara Djebilet vise à remplacer les importations de minerai de fer (10 millions de tonnes/an) et à faire de l'Algérie un exportateur majeur, notamment d'acier vert. En effet, pour l'exploitation, il est prévu avec 04 millions de tonnes par an à la phase de démarrage, pour atteindre 12 millions d'ici 2030 et jusqu'à 50 millions de tonnes à terme. Sur le plan logistique et Infrastructure, une ligne ferroviaire stratégique sera exploitée pour relier la mine à Béchar, facilitant le transport du minerai. Les complexes sidérurgiques de Tosyali (Oran), AQS (Jijel) et Sider (Annaba) sont les principaux bénéficiaires, visant la production d'acier brut et de fer préréduit (DRI). Pour les objectifs stratégiques, il s'agit de la réduction de la facture d'importation (1,2 milliard de dollars/an) et l'augmentation de la valeur ajoutée locale et enfin le positionnement de l'Algérie comme étant acteur majeur de l'acier vert. Concernant le volet Investissements Étrangers, il est fait état de projets d'investissement, comme celui du groupe malaisien «Lion» (08) milliards de dollars pour la première phase), qui sont signalés dans la filière fer, acier et aluminium. Le secteur attire des investissements massifs, notamment vers la valorisation des ressources naturelles, la décarbonation de la production d'acier et le renforcement de la souveraineté industrielle. En reliant Béchar, Béni Abbès, Tindouf et la mine stratégique de Gara Djebilet sur près de 956 kilomètres, l’Algérie vient de poser les jalons d’un changement économique sans précédent dans les annales du développement économique, social et géostratégique. A cet effet, l'exploitation débute par une première phase en 2026 après l'entrée en vigueur du projet, avec le transport de 500.000 tonnes de minerai à l’aide de trains de 34 wagons, d'un tonnage avoisinant les 2000 tonnes. Ces volumes doubleront pour atteindre un million de tonnes, avant le basculement en 2028 vers la phase industrielle complète. A ce stade, la SNTF prévoit de faire circuler des trains lourds de 170 wagons, longs de 2,2 kilomètres, capables de transporter jusqu’à 17.000 tonnes chacun. Avec des réserves avoisinant 3,5 milliards de tonnes de fer brut, la mine de Gara Djebilet est l'une des plus grandes mines à ciel ouvert dans le monde, à même de devenir un levier essentiel de l'économie nationale et un catalyseur du développement local. La mine qui s'étend sur une superficie de plus de 40.000 ha, vise à satisfaire les besoins de l'industrie sidérurgique en Algérie, à insuffler une dynamique économique et à créer plusieurs opportunités d'emploi. Les responsables de la concrétisation de ce projet tablent sur une production de 50 millions de tonnes de concentré, permettant la transformation de 25 millions de tonnes en acier, réparties entre les futurs complexes de Béchar et de Naâma dans le sud-ouest du pays.
Gara Djebilet. Des réserves plafonnant les 3,5 milliards de tonnes de fer
- par Nadira FOUDAD
- Le 02 Février 2026
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