Dans plusieurs quartiers d’Oran, les avaloirs volés ou endommagés transforment les rues en véritables pièges pour les piétons et automobilistes. Malgré les signalements des citoyens, le danger persiste, laissant planer une inquiétude grandissante sur la sécurité urbaine. Depuis des mois, voire des années dans certains quartiers d’Oran, les regards et avaloirs dépourvus de leurs couvercles transforment les rues de la ville en véritables pièges à ciel ouvert. Volés puis jamais remplacés, ces équipements essentiels à la sécurité urbaine laissent derrière eux des trous béants, exposant quotidiennement piétons, automobilistes et motocyclistes à des risques graves. Chutes, dégâts matériels, accidents évités de justesse : la liste des dangers est longue, mais l’indifférence des autorités l’est tout autant. À El Hamri, Sidi El Houari, Médioni, Gambetta, Saint-Antoine, mais aussi dans de nombreuses ruelles de Maraval, Eckmühl et de la ville nouvelle, les regards ouverts se multiplient au milieu des chaussées et des trottoirs, sans aucune protection ni signalisation réglementaire. Dans ces quartiers pourtant très fréquentés, la menace est permanente, surtout la nuit ou en cas de pluie, lorsque les trous deviennent presque invisibles. Ce qui choque le plus dans cette situation, ce n’est pas seulement l’absence des couvercles, mais surtout l’absence de réaction. La mairie, pourtant responsable de l’entretien et de la sécurisation de la voirie, brille par son silence et son inaction. Aucun remplacement, aucune intervention durable, aucun plan visible pour mettre fin à ce danger permanent. Comme si ces rues n’étaient plus fréquentées par des citoyens, mais abandonnées à leur sort. Face à ce vide institutionnel, ce sont les habitants eux-mêmes qui tentent de pallier l’urgence. Ici, un bac à ordures renversé pour signaler un trou ; là, des branches, des madriers ou des objets de fortune placés au milieu de la chaussée pour éviter le pire. Un geste citoyen certes, mais aussi le symbole d’un échec criant des pouvoirs locaux. Car alerter, protéger et sécuriser l’espace public n’est pas le rôle du simple citoyen, mais bien celui des services communaux. Cette situation soulève également une autre question : comment expliquer que le vol de ces couvercles se répète sans qu’aucune solution durable ne soit mise en place ? Où sont les mécanismes de prévention, de contrôle et de remplacement rapide ? Jusqu’à quand faudra-t-il attendre qu’un drame survienne pour que l’on prenne enfin la mesure du problème ? Dans une ville qui aspire à un minimum d’ordre urbain et de respect du citoyen, laisser des regards ouverts au milieu des trottoirs et des routes est une faute grave. Chaque jour de retard est une prise de risque supplémentaire, chaque trou non couvert est une menace silencieuse. La sécurité publique ne peut continuer à être reléguée au second plan, ni compensée par des initiatives improvisées des riverains. Il est temps que la mairie assume pleinement ses responsabilités, remplace sans délai les couvercles manquants et mette en place une stratégie efficace pour empêcher ces vols récurrents. Car une ville qui laisse ses citoyens signaler eux-mêmes les dangers avec des moyens de fortune est une ville qui a failli à sa mission première: protéger ses habitants, avant qu’un drame n'impose dans la douleur, ce qui aurait dû être fait depuis longtemps.
Vol des avaloirs dans plusieurs quartiers de la ville. Véritables pièges pour les piétons et automobilistes
- par Youcef. Chaibi
- Le 28 Janvier 2026
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