Transport public. Le péril de la drogue au volant

Dans une ville aussi dense et mouvementée qu'Oran, le transport public constitue une artère vitale pour des milliers de citoyens qui se rendent chaque jour au travail, à l’école, à l’hôpital ou faire des courses. Mais un phénomène inquiétant commence à susciter l’indignation : certains chauffeurs de bus seraient aperçus en train de conduire tout en fumant des substances suspectes, probablement de la drogue.
Une situation qui met directement en danger la vie des passagers et des autres usagers de la route. Face à ce comportement irresponsable, une question revient avec insistance : qu’attendent les autorités pour agir ? Dans de nombreux pays, les conducteurs de transport public sont soumis régulièrement à des tests de dépistage de drogues et d’alcool, appelés aussi analyses toxicologiques. Ces contrôles, souvent effectués par prise de sang, analyse d’urine ou tests salivaires, permettent de vérifier si un chauffeur a consommé des substances interdites avant ou pendant son service. Or, lorsqu’il s’agit de transporter des dizaines de passagers, la vigilance et la lucidité doivent être irréprochables. Un chauffeur sous l’effet de la drogue peut perdre ses réflexes, mal évaluer les distances ou réagir trop tard face à un danger. Les conséquences peuvent être dramatiques. Dans une ville comme Oran, où la circulation est déjà dense et parfois chaotique, la moindre défaillance au volant d’un bus peut provoquer un accident grave. Les citoyens qui montent à bord de ces véhicules ont droit à la sécurité et au respect. Ils ne doivent pas devenir les victimes d’une négligence ou d’un manque de contrôle. Il devient donc urgent que les services concernés mettent en place des contrôles stricts et réguliers, avec des dépistages inopinés pour les chauffeurs de transport public.
La sécurité routière ne doit pas rester un simple slogan. Elle doit se traduire par des mesures concrètes et dissuasives. Car au final, une question demeure : la vie des passagers vaut-elle moins qu’un simple test de dépistage ? L’État doit agir, et agir vite, avant que d’autres drames ne surviennent


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