Sidi Lakhdar (Mostaganem). La bâtisse abritant deux familles en risque imminent d’effondrement

La menace d’effondrements de demeures çà et là dans la wilaya de Mostaganem est devenue, ces dernières années, une réelle mésaventure. Les causes sont connues, vétusté, délabrements, défaut d’entretien entraînent l’usure donc l’alerte à l’insécurité des occupants. Des cas comme celui du cauchemar de deux familles du Douar "Ouled Baroudi", dans la daïra de Sidi Lakhdar est dramatiquement alarmant. À 50 km du chef-lieu de la wilaya, deux familles vivent quotidiennement sous la menace d’un effondrement. Le temps presse car la menace est visiblement critique. Ces deux familles, composées de plusieurs membres, survivent dans une ancienne ferme datant de l’époque coloniale, sise au hameau Ouled Baroudi, à 7 km à l’est de la commune. Cette bâtisse centenaire, aujourd’hui dans un état de dégradation avancé, représente un danger réel et immédiat pour ses occupants. Pour mieux percevoir la précarité qui corrompt la vie de ces âmes, il y a lieu de révéler le sinistre cadre de vie dans lequel subsistent ces familles. Dans cette bâtisse qui les cache dans un environnement hostile, laisse apparaître des murs lézardés qui menacent de s’effondrer à tout moment, tandis que le toit en tuiles est fragilisé. Le risque de céder sous l’effet des intempéries est sérieusement préoccupant. En cette période hivernale, le froid intense et les pluies abondantes ont aggravé les conditions de vie de ces familles. Les infiltrations d’eau rendent l’humidité omniprésente, favorisant l’apparition de maladies respiratoires graves. En période de grande chaleur, dans cette ferme, les rats, insectes et reptiles envahissent les lieux, transformant ce logement insalubre en un véritable cauchemar quotidien. Au vu de l’état de la structure, il est indigne de voir, des familles avec enfants en bas âge souffrir le martyr. En se rapprochant de cette situation, notre correspondant a pu s’entretenir avec les occupants de ces lieux objet de l’inconcevable, de l’incompréhensible. Mme Mahdji Ismahane, veuve, vit dans cette ferme avec dix membres de sa famille. Elle affirme avoir déposé une demande de logement en 2017, documents à l’appui, sans qu’aucune suite favorable ne lui ait été donnée. Elle précise également que ce sont les autorités locales qui l’ont orientée vers cette ferme après qu’elle eut occupé une baraque de fortune comme solution provisoire qui, malheureusement est devenue permanente. A son tour, Mr Belabbas Ahmed, père de trois enfants, partage le même désarroi. Il assure avoir déposé un dossier de logement en 2015, resté lui aussi sans réponse. «Nous n’avons plus le droit d’attendre. Nos vies sont en danger car angoissé, avoue-t-il, qu’à chaque tempête c’est un calvaire. Le danger s’est installé progressivement depuis, pour dire qu’à chaque instant le drame peut surgir. Cette situation, qui interpelle le commun des mortels, est visiblement méconnue par les responsables de la daïra. Face à cette situation, ces familles de l'ombre lancent un appel pressant aux autorités de la wilaya afin de sauver ces familles de cette vie cauchemardesque et éviter une éventuelle tragédie.


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