La présence croissante de chiens errants dans plusieurs cimetières de la wilaya d’Oran suscite une vive inquiétude et une profonde indignation de la population. Ces lieux, censés être des espaces de recueillement, de respect et de mémoire, se retrouvent aujourd’hui livrés à l’abandon". Des visiteurs et des riverains alertent régulièrement sur la situation. En l’absence de clôtures adéquates, de surveillance ou d’entretien régulier, les cimetières deviennent des refuges pour les chiens errants. À la recherche de nourriture ou d’abri, ces animaux creusent le sol, provoquant parfois la violation des sépultures, un acte qui heurte profondément la sensibilité des familles endeuillées. Au-delà de l’atteinte à la dignité des morts, cette situation pose un sérieux problème de salubrité et de sécurité publiques. La prolifération incontrôlée des chiens errants dans les villes est un phénomène ancien, souvent dénoncé, mais rarement traité de manière efficace et durable. Les cimetières ne devraient en aucun cas payer le prix de ce manque de gestion. Le cimetière revêt une dimension sacrée, tant sur le plan religieux qu’humain. Le voir transformé en terrain vague, exposé à la profanation et au laisser-aller, renvoie une image préoccupante du désintérêt des autorités locales pour ces espaces sensibles. Face à cette réalité, les citoyens réclament des mesures urgentes et concrètes. La sécurisation des cimetières par des clôtures solides, l’instauration d’un minimum de gardiennage et une prise en charge sérieuse du phénomène des chiens errants sont indispensables pour mettre fin à ces dérives. Protéger les cimetières est une responsabilité morale et collective. La profanation des tombes, causée par l’abandon et l’absence de gestion, ne peut être tolérée. Pour ce qui est du cimetière de Ain Beida. Malgré la subvention allouée par la commune d’Oran au profit de la régie communale autonome des pompes funèbres ne permet pas de couvrir les charges liées à l’entretien régulier et à la maintenance des cimetières de la ville d’Oran. Il est temps que les autorités interviennent sans délai afin de restaurer la dignité de ces lieux de mémoire et le respect dû aux défunts. Face à la gravité de la situation, l’interpellation du wali devient aujour-d’hui incontournable. Son autorité et son rôle de premier responsable de l’exécutif local peuvent faire bouger des élus communaux trop souvent dans l’inaction. Il est temps d’exiger des maires et des responsables de toutes les communes concernées qu’ils assument pleinement leurs missions : protéger les cimetières, préserver leur caractère sacré et mettre fin à ce laisser-aller indigne. Une instruction ferme et un suivi rigoureux s’imposent afin que ces lieux de mémoire ne restent plus les symboles d’un abandon collectif.
Cimetières profanés. L’urgence d’une intervention du wali
- par Youcef. Chaibi
- Le 24 Janvier 2026
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