A la faveur d’une rencontre exhaustive avec la presse, le Président de l’Assemblée Populaire Communale (P/APC) de Sidi Bel-Abbès, M.Miloud Magharbi, a dressé le panorama d’une cité en pleine mue. Entre assainissement des finances, réhabilitation du patrimoine et ambition écologique, le bilan de l’exercice 2025 se veut le miroir d’une gouvernance de proximité, soucieuse de réconcilier le citoyen avec son espace urbain. La gestion d’une métropole comme Sidi Bel-Abbès exige une alchimie budgétaire complexe. Pour l’année écoulée, l’édile a dévoilé une architecture de financement robuste où la solidarité de l’État côtoie l’effort d’autofinancement. Avec 35,6 milliards de centimes, issus du programme d’appui au développement socioéconomique et 78 milliards prélevés sur le budget propre de la commune, la municipalité affiche une volonté claire: ne plus subir l’urbanité, mais la piloter. Cette manne financière, complétée par les subventions et le Fonds de garantie des collectivités locales, a été injectée dans les veines mêmes de la ville. Au-delà du bitume et du béton, c’est une vision de la "ville intelligente et durable" qui se dessine, notamment avec l’équipement de dix écoles primaires en énergie solaire, un signal fort de transition énergétique. L’investissement dans le capital humain demeure la clé de voûte de l’action municipale. L’effort consenti pour la restauration scolaire est massif: 29 cantines équipées au profit de 24.000 élèves, avec une extension prévue à 30 nouveaux établissements. Parallèlement, la solidarité sociale ne faiblit pas, avec une enveloppe de 6,9 milliards de centimes, dédiée à l'opération Ramadhan, garantissant la dignité des familles les plus vulnérables. Sur le front de l’habitat, l’annonce tant attendue de l’affichage de la liste de 387 bénéficiaires de logements sociaux avant le mois sacré, suivie d’une seconde phase post-Ramadhan, vient soulager une pression sociale latente, marquant une étape cruciale dans la résorption de la crise du logement. Sidi Bel-Abbès ne renie pas son identité. La réhabilitation du théâtre de plein air «Saïm Lakhdar», la restauration du Palais Napoléon et de la Maison d’hôtes de l’Émir Abdelkader témoignent d’une volonté de préserver la mémoire architecturale. Mais la ville de demain se veut aussi verte. Le projet phare d’un jardin public de 10 hectares au quartier Bouazza dont l’étude technique est finalisée, promet d’offrir, à la zone Sud-Est, un véritable poumon d’oxygène. L’aménagement de l’entrée de la ville (route d’Oran) en espace de détente complète cette stratégie d’embellissement urbain. Cependant, la gestion urbaine n'est pas exempte de heurts. Le premier responsable de l'APC, M. Magharbi, a pointé du doigt les incivilités et le vandalisme qui grèvent le budget communal. Le remplacement des câbles électriques volés et des couvercles d'avaloir a nécessité 1,6 milliard de centimes, une somme qui aurait pu être allouée à d'autres projets si le civisme était au rendez-vous.
Conférence de presse du maire de Sidi Bel-Abbès. Entre résilience budgétaire et impératifs de modernité
- par Mohamed Nouar
- Le 23 Janvier 2026
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