Trottoirs et chaussées submergés lundi par des eaux pluviales. Faut-il revoir les avaloirs, quartier par quartier ?

Ces pluies torrentielles incessantes et bénéfiques qui s’abattent sur Oran et toute l’Algérie après plusieurs mois de sécheresse, n’ont pas été mises à profit par les responsables communaux et ont dévoilé au grand jour les carences en matière de nettoyage et de traitement des avaloirs.
Hier lundi, des pluies abondantes ont mis à découvert l’inextricable problématique liée à l’obstruction des avaloirs et autres canaux d’évacuation des eaux pluviales, engendrant des déversements d’eau sur les trottoirs et les chaussées partout en ville, à Sabah, au centre-ville (Miramar et rue d’Arzew» et l’USTO. Selon des indications, plusieurs zones d’habitat urbain demeurent encore sans systèmes efficaces d’évacuation des eaux pluviales ce qui explique, selon elles, cette déferlante importante d’eaux sur les trottoirs alors que sur un autre registre, le débouchage et la libération des avaloirs et des regards est une opération indispensable et somme toute régulière qui doit être menée étroitement avant la maintenance des réseaux d’évacuation. Ce problème ressurgit à chaque fois emportant toutes sortes de déchets et de sachets en plastique malgré les opérations de curage. Et il faudrait peut-être réétudier et analyser de près la situation des avaloirs obstrués après de fortes pluies. Encore qu’il ne s’agisse pas à présent d’inondations car celles-ci pourraient être aggravées par une occlusion des avaloirs si ceux-ci ne sont pas bien ou convenablement traités. Cette lancinante question de l’existence des systèmes d’évacuation efficaces fait partie des priorités d’une collectivité communale, ce qui exige de revoir de fond en comble la situation de tous les avaloirs quartier par quartier.


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