Marché hivernal, objectifs sportifs, gestion financière. Guennad prend les choses en main

Désormais seul maitre à bord après la mise à l'écart de Mohamed Hadjioui, le président du conseil d'administration du Mouloudia s'active ces derniers jours pour garantir les meilleures conditions possibles à l'équipe-fanion à même de réussir une phase retour à la hauteur des attentes du large public oranais. Première mesure prise : travailler en étroite collaboration avec le directeur sportif Si Tahar Cherif El-Ouazzani avec lequel il entretient une meilleure relation que son prédécesseur. Les deux responsables oranais oeuvrent, ainsi, ensemble au quotidien pour réussir là où ont lamentablement échoué tous ceux qui étaient à leurs places depuis l'avènement d'Hyproc, à savoir le marché hivernal des transferts. Conscient du danger d'éventuelles divergences à ce niveau, Guennad multiplie les entrevues avec l'ancien capitaine de l'équipe nationale pour que tout choix lié au recrutement ou à la libération des joueurs se fasse en entente et dans les règles de l'art. Le premier responsable du club d'El-Hamri est tout autant proche de son homologue du club sportif amateur, Baroudi Bellellou avec lequel il aspire à rétablir la véritable date de création du Mouloudia, 1917, à la faveur d'une démarche réfléchie et en application des lois et réglementations en vigueur. En parallèle et comme l'a démontré la vente de Chareddine Boukholda au Mouloudia d'Alger, Hichem Guennad tend à diversifier les revenus et ne pas compter seulement sur l'apport de la filiale de la Sonatrach qu'est Hyproc. Aussi, faudrait-il souligner son attachement à rapprocher la direction du club de son public comme en témoignent ses nombreuses rencontres avec des supporters et autres représentants de différents groupes d'ultras auxquels il a rappelé son aptitude à l'écoute des doléances et son attachement aux valeurs mouloudéennes. Une démarche que la "rue mouloudéenne" a approuvée, en attendant d'autres actes de bonne foi qui feraient définitivement fondre l'immense iceberg que l'immobilisme et l'incompétence de ses prédécesseurs a érigé entre les deux parties, condamnées pourtant à s'entendre et à collaborer pour l'intérêt suprême du club centenaire.  


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