Éliminée en 1/4 de finale par le Nigéria. CAN-2025: Les Verts de retour à Alger

La déception aura été à la mesure de l'espoir suscité. Héroïques face au Congo en huitième de finale, les Verts ne verront finalement pas les demies et n'auront pas leur chaud derby face au voisin et pays organisateur pour une place en finale. La faute à un non-match face au Nigéria à Marrakech, perdu sans avoir joué et sans même avoir lutté. Certainement pénalisée par la journée de repos en moins que leur adversaire ainsi que par les 120 minutes de l'âpre combat livré aux Léopards, la sélection nationale n'a pu élever son niveau de jeu, bouffée qu'elle a été par l'incroyable débauche d'énergie des Super Eagles et l'imposante intensité qu'ils y ont mise. Bousculée d'entrée puis dominée de la tête et des épaules dans tous les compartiments de jeu, la sélection de Vladimir Petkovic n'est, en fait, jamais entrée dans son match, accusant totalement le poids de ce classique qu'elle perdra logiquement avant même d'avoir vraiment compris ce qui lui arrivait. L'Algérie manquera, donc, dans le dernier carré de cette CAN-2025, composé désormais de trois mondialistes et du Nigéria, seule sélection des demi-finales à venir qui n'a pas pu composter son billet pour la kermesse du football planétaire qui aura lieu cet été en Amérique. Une bizarrerie qui pourrait, néanmoins, s'expliquer par la faillite générale du onze de Vlado, battu à tous les niveaux par l'équipe d'Eric Chelle. Dominée en matière de possession de balle ( 57 % pour le Nigéria contre 43%), l'EN le sera tout autant en nombre d'occasions créées puisque les coéquipiers de Victor Osimhen en ont obtenu 5 au moment où les Mahrez and co ont quitté Marrakech avec aucune opportunité au compteur. Le finaliste malheureux de l'édition ivoirienne a aussi tiré 13 fois au but contre seulement 3 aux Verts, en fin de match et a obtenu le double en nombre de corners (4 contre 2), ce qui renseigne un peu plus sur la domination enregistrée dans cette rencontre à sens unique. Totalement dépassés par les évènements, les coéquipiers de Ramy Bensebaïni donnaient même l'impression de n'être pas vraiment à leur place à ce niveau de la compétition tellement la classe d'écart était considérable hier. A cette banqueroute collective dont la responsabilité première incombe à Vladimir Petkovic, s'empile, en outre, une incompréhensible défaillance individuelle des habituels cadres, le capitaine Riyad Mahrez en tête. Transparent en presque une heure de présence sur le terrain, le bourreau de ces mêmes Nigérians en 2019 aura, ainsi, totalement raté sa dernière sortie en Coupe d'Afrique des Nations, mettant indéniablement fin à tout débat sur sa légitimité en tant qu'inamovible titulaire sur le flanc droit alors que poireautaient sur le banc deux super limiers (Hadj Moussa et Kebbal) qui auraient pu rendre de bien meilleurs services à l'attaque de l'EN.


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