Opéra d'Alger. Chemssou Freeklane enflamme le public

D'emblée, le chanteur Chemssou Freeklane qui revient doucement mais sûrement vers son public algérien et algérois à la fois, a d'abord rendu un vibrant hommage aux moudjahidates qu'il a citées nommément, sans oublier l'hommage rendu à la lutte de la femme algérienne qui est, dit-il, "la moitié de l'homme", tout en exhibant son émotion et sa satisfaction totale eu égard à son emprise artistique et musicale sur ce public de l'Opéra d'Alger, un éventail de toutes les catégories.
Le chanteur Chemssou Freeklane, par cet hommage féminin grandiose, a chanté sa célèbre chanson " Lala Mira" qui avait enflammé la salle de l’Opéra, jeudi dernier à Alger. Celle-ci était suivie par une autre " Dounia ya Dounia". Le chanteur qui communiquait parfaitement avec son public, en parfaite communion avec lui, a vu leurs gesticulations enflammées, en dépit de l’architecture de l'Opéra, par situer les priorités: d'abord satisfaire les aînés, ensuite clôturer avec la marée humaine juvénile en délire. Il a rendu hommage au chanteur feu Cheb Azzeddine par la reprise de sa célèbre chanson " Twahechtek ya Lamima"(tu m’as manqué ma maman), sans manquer de rendre hommage au groupe Raina Rai et sa célèbre "Laabin El Baroud". Son répertoire n’a pas connu vraiment de nouveauté, mais il a repris avec talent et brio " Bent Soltane, Habibi, Djibouha Li " entres autres chansons. Le chanteur a su manier tous les genres musicaux, du romantisme, au rai, à l'Algérois, ce qui lui a d’ailleurs valu l'adhésion de tous les présents qui étaient en délire. Chemssou Freeklane connaît la fibre musicale de ce public de l'Opéra dont il n'a cessé de vouer tous les mérites, par remercier en final les responsables de cette institution musicale et artistique de lui avoir accordé cette opportunité d'aller à la rencontre d'un tel public à la fois discipliné, enflammé et surtout en parfaite communion avec lui et dans un moment de grande émotion. Le chanteur algérien, Chemsou Freekline, a su, lors de cette soirée joviale, jeudi dernier à l'Opéra d'Alger, présenter à son public multi générationnel, un cocktail savamment assaisonné de tous les genres musicaux même si l'Algérois s'impose comme une réalité incontestée puisque inspirée des souffrances ou du manque de l'être cher.
D'emblée, le chanteur qui a marqué ses débuts dans les années 2008, au côté d’un autre chanteur Mok Saieb ou Amin Babylone, a su, même si chacun à son style, fouetter l'ardeur d'une jeunesse qui se cherchait. Freeklane est un groupe algérien, créé en 2008 à Alger par des jeunes talentueux. Ils avaient entamé leurs premiers pas en 2008 au Théâtre de Verdure, l'Hôtel Aurassi à Alger, puis au CASIF de Sidi Fredj. Le groupe a disparu de l'échiquier musical et artistique et est revenu récemment à l'Opéra d'Alger, une seconde fois, après celle du Ramadhan de 2025 pour aller à la rencontre d'un public avide qui l'adulait et qui le recevait émotionnellement par l'accompagner avec gratitude et parfaite adhésion.
Le groupe s'identifie «à la variété nord-africaine», puisqu'il mélange tous les genres musicaux. On peut trouver du raï, du chaâbi, du gnawa aussi et des rythmes africains, il y a également aussi des nuances et des rythmes un peu occidentaux et ceci renvoie aux envies de chacun, dans sa façon libre de s'exprimer musicalement. La musique de Chemsou Freeklane est une fusion essentiellement composée de ses propres chansons; ainsi, il varie vers plusieurs styles musicaux.


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