Les transporteurs mécontents

Toute réforme touchant n’importe quel secteur vital de l’économie nationale devrait normalement être débattue à l’avance, avec les partenaires sociaux. Ces derniers sont les syndicats et les professionnels de tel ou tel secteur. Je ne m’oppose pas à l’idée selon laquelle le secteur des transports aurait besoin d’une mise en ordre sévère, à cause du chaos qui y règne. Toutefois, une réforme sage et progressive ne devrait pas être expéditive, risquant de brusquer tout et casser tout, chemin faisant. Il faudrait donc opter pour un programme de réformes, conçu à court et à moyen termes et pourquoi pas à long terme, en vue de réaliser une approche prospective. En suivant de près, l’événement de la grogne des transporteurs et le débat national à ce sujet.., il m’a été donné de constater que pas mal d’Algériens ou de supposés algériens chercheraient, peut-être, à travers cet événement crucial, à attiser les feux de la sédition. Il faudrait donc, faire plutôt attention à ces gens manipulés et chauffés à blanc, afin de créer la zizanie dans le pays. Les ennemis de l’Algérie : c'est-à-dire les ennemis du peuple, de la nation, de l’entité, de l’histoire, de la culture, des rêves et de l’avenir …et pas forcement du régime politique…les régimes vont et viennent au gré des circonstances et des événements, c’est le peuple qui reste et c’est lui qui survivra à toutes les tentations et toutes les tentatives .. Je ne suis pas, ici, afin de décider qui à tort et qui a raison dans cette épreuve de force, entre les pouvoirs publics et les transporteurs… Les pouvoirs publics sont là afin de mettre de l’ordre dans un secteur ayant été foutu par le désordre et le laisser-aller. Et, c’est leur devoir le plus absolu de procéder à cette mise en ordre. Les transporteurs, quant à eux, sont également protégés par les lois et les règlements de la République. Pourvu qu’ils agissent et réagissent dans le cadre de la loi. Le dialogue entre les deux parties est la seule et unique voie vers la ou les solutions adéquates, arrangeant tout le monde. Les institutions élues, tel le Parlement- sont également là, afin de s’impliquer dans le processus du dialogue et aider à trouver les solutions impartiales. Les pouvoirs publics ne peuvent pas rester les bras croisés, en regardant le secteur des transports s’effriter devenant un grand foutoir. Constitutionnellement, nous sommes un Etat pluraliste où du moins, c’est ce qu’on dit selon la loi fondamentale du pays !! Où tout le monde défend ses intérêts et ses droits dans le cadre de la loi…..


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