L'EN retrouvera le Nigeria samedi en 1/4 de finale. CAN-2025: Nuit d'anthologie à Rabat

C'est fait. L'Algérie a assuré sa place parmi le grand huit du continent à la faveur de sa qualification aux quarts de finale de cette Coupe d'Afrique des Nations 2025 aux dépens d'une valeureuse formation congolaise. Grâce à un chef-d'oeuvre de son jeune attaquant Adil Boulbina, les Verts ont, en effet, passé l'écueil des huitièmes, donnant rendez-vous au Nigeria du prolifique duo Osimhen-Lookman, samedi au grand stade de Marrakech, dans un classique du football africain. Bien que mise à mal par l'engagement physique parfois excessif des coéquipiers de Chancel Mbemba, les joueurs de Vladimir Petkovic ont su gérer intelligemment les 120 minutes qu'aura duré cet âpre duel, assommant les Léopards à deux minutes du coup de sifflet final d'une masterclass signée Boulbina. Une qualification méritée qu'a volontiers saluée le tacticien bosnien, en conférence de presse d'après-match. "Nous sommes contents du jeu de nos joueurs. Nous avons dominé les 30 dernières minutes et nous avons réussi à marquer. D'ailleurs, nous voulions avoir le ballon et aller vite, c’est pour ça que nous avons joué avec Amoura en pointe", soulignait le patron technique de l'EN, forcément satisfait de l'apport des remplaçants. "Le banc, c’est extrêmement important. Nous avons un groupe fort. Lors des trois premiers matchs, la plupart des joueurs ont joué. Aujourd’hui, les remplacements n’ont pas été faciles car beaucoup de joueurs sont fatigués", tenait-il, néanmoins, à nuancer. Le ton était, logiquement, différent côté congolais. "Nous sommes forcément déçus de l'issue de la rencontre. Je pense que c'était un match de très haut niveau entre deux belles équipes. Compte tenu de la minute à laquelle on prend le but décisif, on est forcément déçus. Les joueurs ont tout donné sur le terrain, on s'est battu jusqu'à la fin. Malheureusement, ça n'a pas suffi", regrettait, ainsi, Sébastien Desabre, le coach de cette volontaire sélection de la République Démocratique du Congo. Le technicien français, passé par le championnat algérien et la JS Saoura en 2016, a cependant tenté de relativiser, d'autant que son équipe, engagée dans le barrage intercontinental en vue du Mondial 2026. "On aurait voulu aller plus loin. Après, comme je l'ai dit, il y a des notions de tirage au sort et d'adversaire. Ça ne se joue pas à grand-chose, ça n'a pas tourné en notre faveur aujourd'hui. C'est comme ça. Je pense qu'on a quand même montré une belle image. Je pense que c'était un match très engagé, très intéressant tactiquement. La fin a été cruelle pour nous, mais les joueurs ont tout donné. Je n'ai vraiment rien à leur reprocher. Il faut donc garder la tête haute", résumait, un brin fataliste, Sébastien Desabre. Juste à côté, le vestiaire de l'EN vibrait aux cris des "one, two, three, viva l'Algérie" et aux manifestations de joie des Hadj Moussa and co, lesquels auront vécu une nuit d'anthologie à Rabat qu'ils ne sont pas prêts d'oublier de sitôt.


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