Rues inondées, chaussées impraticables et avaloirs saturés. Tout est bouché faute de curage

A chaque épisode pluvieux, le même scénario se répète. Rues inondées, chaussées impraticables, avaloirs saturés. À l’absence de curage régulier des canalisations s’ajoute un autre facteur aggravant : regards et avaloirs laissés béants depuis le vol de leurs couvercles. Il ne s’agit plus d’un phénomène exceptionnel, encore moins d’une fatalité climatique. Dans plusieurs quartiers, tout est bouché faute de curage. Avaloirs obstrués par la boue, déchets solides accumulés, canalisations saturées : l’eau de pluie n’a tout simplement plus d’issue. Pire encore, la quasi-totalité des regards et avaloirs sont aujourd’hui dépourvus de couvercles, arrachés puis volés, laissant les réseaux d’assainissement exposés à tous les déchets. À la moindre averse, la circulation devient chaotique. Des véhicules tombent en panne, des piétons sont contraints de slalomer entre les flaques, tandis que certaines rues se transforment en véritables bassins de rétention à ciel ouvert. Les regards ouverts, sans protection, deviennent de véritables pièges urbains, autant pour les usagers que pour l’écoulement normal des eaux pluviales. L’absence de couvercles accélère l’obstruction des canalisations. Sacs en plastique, gravats, déchets ménagers et résidus de chantiers y tombent directement, aggravant une situation déjà fragilisée par le manque de curage périodique. Le problème n’est donc plus seulement technique, il est structurel et durable. Pourtant, le curage régulier des avaloirs et des canalisations constitue la première ligne de défense contre les inondations urbaines. Lorsqu’il fait défaut, et que les réseaux restent béants, les conséquences sont immédiates et répétitives, transformant chaque pluie en source de désordre. Cette situation pose également la question des responsabilités partagées. Si les services concernés sont appelés à renforcer les opérations de curage et à remplacer les couvercles volés, l’incivisme de certains citoyens qui n’hésitent pas à jeter leurs déchets dans ces ouvertures, ne fait qu’amplifier le problème. Au-delà des désagréments quotidiens, ces engorgements récurrents fragilisent les infrastructures urbaines, exposent la ville à des risques sanitaires et donnent l’image d’un espace public livré à l’abandon. Il devient urgent d’agir, en sécurisant les regards, en restaurant les couvercles et en inscrivant le curage dans une démarche régulière et anticipative. Car tant que les avaloirs resteront ouverts et les canalisations non entretenues, le constat restera le même : tout est bouché et la ville continue d’en subir les conséquences.  


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