«Certes, le transport urbain a, de beaux jours, devant lui à Oran mais des solutions «urgentes» s’imposent, à plus d’un titre, pour régler ses dysfonctionnements», ont indiqué récemment des élus locaux, en marge de la session d’APW. D’abord parce qu’il s’agit de la deuxième capitale et ensuite, du fait des réalisations importantes faites de 2020 à 2024 par les autorités locales, dans le domaine des infrastructures et d’équipements routiers dont la pénétrante auto portuaire pour endiguer la crise, du fait que selon des statistiques, Oran était auparavant traversée quotidiennement par un nombre incalculable de camions. Il est donc clair que le transport terrestre qui revêt un caractère, somme toute crucial, pour le citoyen lambda au porte-monnaie modeste, devrait être à l’image de ce nouveau statut de la wilaya. Un spécialiste recommande dans ce sens «d’augmenter le nombre de bus urbains en circulation et revoir l’organigramme des dispatchings des lignes, pour répondre à la demande notamment en horaires de pointe». Tout compte fait, une tension a régné aussi bien sur les taxis que sur les bus depuis voilà quelques semaines et surtout et bel et bien durant les jours précédant les célébrations de fin d’année. A cela sont venues se greffer les revendications des usagers des lignes de transport «H» et «69» et au niveau du Pôle AADL Misserghine, en raison d’une insuffisance du nombre de rotations, lors des horaires de pointe ou de sortie des travailleurs. Le problème des clients, voulant rejoindre en fin d’après-midi Oran par taxi, en provenance de la commune balnéaire Ain El Turck, demeure lui aussi pendant, faute de solutions malgré les promesses. Une certaine pression a pesé sur les lignes de transport urbain de la ville d’Oran les dernières semaines de décembre dernier. Une situation a été imputée par les spécialistes du secteur à la multiplication de la fréquence des déplacements et de la circulation routière des véhicules, habituellement dense en cette fin d’année mais aussi à un certaine réticence des propriétaires de bus de mettre le paquet dans des lignes considérées à haute fréquence de mobilité urbaine. Lors de la dernière session d’APW, des élus ont «reposé»» la problématique liée à la disponibilité des bus en nombres suffisants au pôle Misserghine... Un problème qui fait certes jaser les citoyens de ce pôle d’habitat mais auquel le secteur de transport semble décidé d’apporter les solutions adéquates, nous a-t-on indiqué de sources au fait de cette question. Dans le même contexte, les clients qui utilisent les circuits des lignes «H» (Hassi) et «52» «Station El Bahia et Hai Bouamama» réclament le redoublement des bus pour répondre à la demande importante sur ces lignes périphériques névralgiques. Des spécialistes continuant à parler d’une crise de transport au pôle «Ahmed Zabana», il est espéré de voir le retour des nouveaux bus. Certaines sources du secteur évoquent sans cesse le remplacement imminent de pas moins de 66 bus ayant l'âge dépassant les 30 ans de circulation, dans le cadre du programme de l’Etat visant à importer 10.000 nouveaux bus pour éradiquer la crise de transport et mettre à jour le parc national.
Des élus recommandent : «Augmenter les bus en circulation pour diminuer l’attente des citoyens»
- par B.S.
- Le 03 Janvier 2026
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