Voirie à Mostaganem. La dégradation de la chaussée exaspère

Jamais dans l’histoire du chef-lieu Mostaganem, la chaussée urbaine n’est arrivée à un niveau de dégradation pitoyablement lamentable. Ces dernières pluies ont fait resurgir un des grands défauts de la gestion communale qui consiste à ne pas procéder à l’entretien de la voirie, ni à sa remise en état. De ce fait, loin des grands axes, la majorité des rues des quartiers de la daïra de Mostaganem sont jonchées de nids de poule. Souvent, c’est semblable à des tranchées, des crevasses béantes et même, peut-on dire, des cratères qui sont des causes d’accident et du chaos dans le trafic automobile. Il y a même au centre-ville, quelques entailles sur la chaussée qui n’ont pas vu la réfection des années durant. Suite à de vives réactions sur les réseaux sociaux, rappelant les responsables de l’état dévasté de la voirie, notre correspondant s’est approché des citoyens pour connaître les dessous de la situation. Dans le quartier de la pépinière bas, un sexagénaire ne s’explique pas les raisons de l’absence exagérée de l’entretien de la voirie indiquant qu’au niveau du quartier des rues sont amochées depuis plus d’une année. Sur la voie menant du pont du 17 octobre vers les Castors, un commerçant s’insurge sur des dégradations très avancées qui désintègrent la route et deviennent périlleuses. À Tigditt, au vu de la catastrophe, les habitants de Souika, Souika Tehtanya, du Kariel et El Maksar se résignent à exprimer leur profond regret sur des rues converties en pistes boueuses surtout par un temps pluvieux. Certains regrettent l’indifférence des responsables qui ne veulent rien voir. Tout semble indiquer que la daïra et l’APC sont les maillons faibles du développement qui tarde à voir le jour à Mostaganem. Peut-être que ce duo de responsables manquent de clairvoyance et ne s’intéresse guère au cadre de vie des citoyens et les raisons sont connues. A Mostaganem, certaines entreprises qui activent sur le tissu urbain, quelques fois, remettent en état la chaussée mais une remise en état carrément bricolée. Ce qui s’explique par un flagrant défaut de contrôle. Cet état d’une chaussée répulsive défigure la ville et l’éloigne de ses ambitions de ville touristique. Face à cela, les responsables restent indifférents. Quoiqu’il en soit, ces responsables sont blâmables car il est inconcevable de gérer les affaires publiques avec une telle indifférence. Pour mieux comprendre une telle défaillance, notre analyse nous mène d’abord à percevoir l’absence de service de voirie au niveau des services techniques de l’APC. C’est ainsi que l’on comprend aussi que les délégués élus de l’APC ont un rôle à jouer mais à Mostaganem, on est payé à ne rien faire même pas à signaler ce qui incommode le citoyen pour lequel ils ont été plébiscités. Cette mission de réfection de la chaussée ne figure sur aucune feuille de route ni sur celle de la daïra, ni sur celle de la commune. On apprend par ailleurs que l’APC délivre des autorisations de voirie moyennant paiement mais la remise en état ne se fait presque jamais, ce qui est quand même inconcevable.


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