Le Rail à Mostaganem. Les responsables du chemin de fer les grands absents de la dynamique du développement

La wilaya de Mostaganem a connu ces dernières années un essor manifestement irrécusable dans le développement. Cette stratégie a permis à la wilaya de se positionner dans un ranking enviable. Cependant, il y a certains secteurs qui sont restés à la traîne et cela pour des raisons souvent inexplicables. L’exemple du rail longtemps considéré comme l’un des leviers d'intégration territoriale, le réseau ferroviaire de Mostaganem semble avoir été relégué au second plan durant plusieurs décennies. Une situation paradoxale pour une wilaya côtière stratégique, dotée d’un port d’un potentiel économique en croissance constante. Aujourd’hui, beaucoup de questionnements sont à poser afin de comprendre les raisons de cette léthargie qui touche et qui ensommeille le rail. A Mostaganem on a étrangement vécu, vers les années quatre-vingt-dix, l’abandon d’un parcours ferroviaire de presque 06 km de rail. Cet itinéraire à caractère purement commercial desservait la société SIDER de l’époque (à la Salamandre) sortant de la gare du centre-ville. L’autre rail aussi abandonné allait de la gare centrale vers le port servait à transporter par train des marchandises. Ce patrimoine ‘’chemin de fer‘’ semble être perdu à jamais alors que les autorités de la wilaya préconisent faire du rail un réel levier économique. Mais, malheureusement, ce secteur à Mostaganem a perdu progressivement sa place dans les politiques publiques locales. Certains citoyens nous affirment que la gare ainsi que les espaces et le rail s’étendant jusqu’au quartier de ‘’Saint Charles ‘’ n’ont pas connu de changement depuis la période coloniale. D’autres nous disent que cette paralysie est due probablement à de l’incompétence des responsables du rail à Mostaganem même si plusieurs visites des ministres des transports se sont relayées. Aujourd’hui, affirmeront les riverains, du chemin de fer que la ligne ferroviaire Mostaganem–Mohammadia, timidement réactivée par intermittence, n’a jamais réellement retrouvé sa fonctionnalité opérationnelle. Cette voie pose d’énormes problèmes de sécurité, assureront d’autres. Selon eux, sur le passage de toutes les localités, il n’y a plus de passages à niveau sécurisés ni de signalisation conventionnelle, ce qui provoque souvent des accidents mortels. Cette voie, au niveau de certains endroits urbains, est complètement dégradée et occasionne des désagréments aux piétons comme aux automobilistes. Un seul train, avec des compartiments assez vétustes et inconfortables, fait la navette quotidienne sans aucune mesure de sécurité sauf la présence d’un agent qui reçoit des signaux dans son téléphone portable et qui agite un vieux drapeau d’une couleur même pas réglementaire.
Alors arrive le passage du train avec un assourdissant avertisseur qui, à des heures impossibles, brise les tampons des citoyens à l’approche de chaque passage à niveau car de matériel lent ce dernier n’existe plus. Alors pourquoi le rail, qui est un levier stratégique, reste-t-il sans investissements concrets, s’interrogent de nombreux citoyens. Pourtant la SNTF n’est pas une société économiquement improductive. Enfin nous nous rendons compte aujourd’hui que le rail qui appartient au secteur des transports fait cavalier seul. Ce domaine du chemin de fer est le grand absent de la stratégie du développement qu’il faut rappeler à l’ordre.


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