L’histoire en est témoin. Israël prétend avoir une armée démocrate alors qu’elle continue de tuer tout ce qui bouge à Ghaza et refuse qu’on puisse soigner un blessé ou un vivant ! Le monde est sous le choc. Les images de télé en direct ont trahi leurs allégations. La communauté internationale ne décolère pas face à ce qui se passe dans la bande de Ghaza de plus en plus isolée et perdue dans les abîmes de l’enfer. Et si personne ne mangeait à sa faim il y a quelques mois à Ghaza plus personne ne mange aujourd’hui dans cette partie du monde, racontent ainsi sur Twitter et les réseaux sociaux des représentants d’organisations humanitaires empêchés d’exercer sur place afin d’aider les palestiniens affamés et assoiffés à surmonter la mort. A Ghaza c’est la mort à petit feu. Ni les enfants ni les adultes ne sont épargnés de la faim.
La communauté internationale peine à sauver ce qui reste à sauver et les communiqués condamnant les hostilités et la barbarie israéliennes ne suffisent plus. Mais sait-on jamais. A toute chose malheur est bon. L’état de siège privant les ghazaouis de la nourriture de l’eau et du carburant a atteint son apogée. Le tollé s’est généralisé dans le monde poussant des millions de peuples épris de liberté et refusant l’oppression et la hogra de l’entité sioniste à sortir manifester leur colère et demander en urgence le cessez-le-feu. Ghaza symbolisant la descente aux enfers est unique. Sa population, en majorité des réfugiés, refusent de quitter leur terre natale, quitte à y laisser leur vie. La faim, la soif et les bombardements ne les dissuadent plus. Cette situation, aussi rocambolesque et paradoxale à la fois, a ameuté le monde, particulièrement les associations médicales et humanitaires. Plus de 300 professionnels de santé de différentes nationalités ont lancé "un cri d'alarme et de colère" face au siège "cruel" de la bande de Ghaza dont la population est "affamée et assoiffée délibérément par un blocus inhumain" imposé par l'entité sioniste. Ils refusent le «dictat» sioniste. Ils appellent à lever l’état de siège sur la bande. «Rien ne le justifie » arguent-ils dans un communiqué. "Nous, médecins, dont le métier est de soigner, lançons un cri d'alarme et de colère : la population de Ghaza est affamée et assoiffée délibérément par un blocus inhumain", ont-ils écrit dans une tribune publiée par l'ONG "Médecins du monde". Soutenant que "rien ne peut justifier le siège cruel" de tout un peuple à Ghaza" mis en œuvre par l'entité sioniste, ces professionnels se demandent "comment se taire devant ces images insupportables d'enfants faméliques ?" et "comment ne pas crier de rage quand la malnutrition touche un enfant sur 4 et atteint 600.000 Ghazaouis?". Ghaza est devenue une enclave poussée vers le pourrissement et la disparition de la carte. C’est la nouvelle descente aux enfers. Les médecins dénoncent l'utilisation de l'arme de la faim et de la soif contre une population qui "survit dans un champ de ruine, continuellement déplacée et subit, quotidiennement, des bombardements", se demandant comment la communauté internationale peut "garder le silence quand 2 millions de personnes de l'enclave palestinienne sont à l’agonie ?". Ces professionnels de santé affirment qu'il n'est pas possible de fermer les yeux quand les hôpitaux et les centres de santé sont systématiquement visés et détruits, et que des centaines de personnels de santé sont tombés en martyrs. Devant cette "abomination absolue" et cette "inhumanité", ils appellent à la mobilisation pour "un cessez-le-feu immédiat" et réclament l'entrée "massive" de l'aide humanitaire qui doit inonder Ghaza et être distribuée par les ONG et non une "pseudo ONG", responsable de centaines de martyrs au cours des distributions alimentaires. Ils plaident également pour la mise en place de "corridors sanitaires" pour évacuer les blessés. «Une famine se produit sous nos yeux. Une action urgente est nécessaire pour stopper et inverser cette situation», ont déclaré les ministres des Affaires étrangères dans un communiqué commun. Cette déclaration est signée par la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, et les ministres des Affaires étrangères de 17 États membres de l'Union européenne, dont la France, mais pas l'Allemagne. Les Vingt-Sept se sont montrés particulièrement divisés sur l'attitude à adopter vis-à-vis d'Israël depuis le début de sa guerre à Gaza. Plusieurs pays, dont l'Allemagne, ont longtemps insisté sur le droit d'Israël à se défendre, dans le respect du droit international, tandis que d'autres, comme l'Espagne, dénoncent un «génocide» à l'encontre des Palestiniens de Gaza.