Plusieurs plaintes déposées contre des personnalités politiques extrémistes. Cette France raciste et haineuse

Haine, extrémisme, racisme… la France refuse d’appliquer le droit quand il s’agit de dire la vérité. CNews en est indéniablement le relais principal de propagande et ce, au vu de ses transgressions flagrantes et violations à l’éthique professionnelle ainsi que ses écarts restés hélés dans l’impunité totale. La chaîne française tant controversée ne cesse de mentir, de propager la haine et de tirer à boulet rouge sur les Musulmans. Sa stratégie visant à discréditer la communauté de l’immigration en France, et les Algériens en particulier, a atteint son paroxysme. L’escalade de la propagande raciste et extrémiste, nourrie par cette «contre l’Algérie et son peuple», s’est accentuée avec les interview et les flash back sur le parcours politique du ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, déjà méconnu sur la scène, il y a une année, ce qui dénote des visées étriquées de la montée progressive de l’extrême droite en France via médias interposés, critiques et partiaux, quand il s’agit de traiter un sujet aussi délicat comme celui du rôle de l’immigration dans le développement socioéconomique de la France. CNews poursuit sa stratégie dans la désinformation et l’intox, invitant cette fois une ancienne ministre, Moelle Lenoir, celle-là qui a critiqué la condamnation par la justice française de Marie Le Pen. Lenoir, avocate et ex-ministre, s’en est prise gratuitement à l’Etat algérien, utilisant la soi-disant «carte» Boualem Sansal jusqu’à le défendre.

Ses propos diffamatoires tenus sur une chaîne de surcroît très écoutée visent à semer la discorde et l’amalgame. Plus grave, elle a accusé les Algériens de «potentiels terroristes» et appelle la France à se mettre à l’écart, en imposant « leur rétention administrative». Des allégations aussi tendancieuses qui n’ont pour objectif que de discréditer les Algériens, ce qui n’a pas, pour autant, laissé de marbre les organisations antiracismes qui ont tiré la sonnette d’alarme. Ainsi, l'organisation "SOS Racisme" a déposé une plainte contre l'ancienne ministre française, Noëlle Lenoir, après ses propos racistes visant les Algériens en France, tenus vendredi dernier, lors d’une émission sur la chaîne de télévision CNews. L’ancienne ministre a tenu, en direct, des propos d’une "extrême gravité visant les Algériens", souligne "SOS Racisme". Mme Lenoir a affirmé que "des millions d'Algériens représentent des risques majeurs" et a suggéré qu'ils devraient être "maintenus en rétention administrative jusqu'à 210 jours". Ces affirmations, présentées comme générales et indifférenciées, assimilent l’ensemble des personnes d’origine algérienne, vivant en France, à "des menaces pour la sécurité publique". Ces déclarations, considérées comme une stigmatisation générale, ont conduit l'association à saisir l’Autorité française de régulation de l'audiovisuel et de la communication numérique (ARCOM) pour demander des sanctions contre CNews, accusée de normaliser le racisme dans le débat public. Le président de "SOS Racisme", Dominique Sopo, a dénoncé la dérive xénophobe de Lenoir et a appelé à des mesures fermes contre les discours de haine diffusés par CNews. Des actions en justice ont été engagées à l'encontre de l'ancienne ministre française, Noëlle Lenoir, après ses graves propos racistes, dans lesquels elle a accusé les Algériens de France d'être de "potentiels terroristes", rapportent, lundi, des médias. La députée écologiste, Sabrina Sebaihi, a saisi la procureure de Paris au sujet des graves déclarations faites par Noëlle Lenoir, au moment où une association d'Algériens, résidant en France, a porté plainte contre la chaîne de télévision CNews sur laquelle l'ex-ministre est intervenue.
Vendredi dernier, Mme Lenoir (ancienne ministre des Affaires européennes entre 2002 et 2004) a accusé sur CNews, les "millions d'Algériens" de France d'être des terroristes potentiels, capables de représenter des "risques majeurs", sans que l'animatrice de la chaîne ne la rappelle à l'ordre. La députée écologiste Sabrina Sebaihi a affirmé qu'assimiler des "millions d’Algériens", vivant en France à des criminels, ne pouvait être considéré comme une opinion mais "un délit". Elle ajoute que la haine et la stigmatisation ne pouvaient être tolérées. L'élue a annoncé avoir saisi, lundi, la procureure de la République. Elle a rappelé que "l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sanctionne la provocation publique, à la discrimination, à la haine ou à la violence envers un groupe en raison de son origine ou de sa nationalité". Elle affirme que les propos "stigmatisants et diffamatoires" venant d’une ancienne ministre sur une chaîne de grande écoute "n'ont pas lieu d’être et doivent être sanctionnés". L’Union française des binationaux et de la diaspora algérienne a adressé une requête au tribunal administratif de Paris contre CNews. Elle estime que les propos tenus sur cette chaîne étaient susceptibles de recevoir les "qualifications d’incitation à la haine raciale et de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers un groupe en raison de son origine nationale". L'association demande au juge des référés "d’ordonner à CNews la diffusion immédiate, à une heure de grande écoute, d’un bandeau rectificatif et d’excuses publiques adressées aux binationaux franco-algériens et à la diaspora algérienne", en plus d'une amende de 50.000 euros. Pour sa part, l’ancienne bâtonnière de Nîmes (sud de la France), Khadija Aoudia, a déposé plainte devant la Cour de justice française contre le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, pour provocation à la haine et à la discrimination. Déposée vendredi dernier, la plainte visant Retailleau, depuis son arrivée à la tête du département de l’Intérieur, rassemble toutes les déclarations jugées discriminatoires, notamment envers les ressortissants musulmans. Me Aoudia, ancienne bâtonnière de Nîmes pour le mandat 2023/2024, soutient que "la seule manière d’éviter le débordement vers la violence, c’est le droit", car, selon elle, "le droit protège, sanctionne égalitairement sans aucune distinction". Il s’agit de "propos discriminants à l’encontre notamment des Français de confession musulmane et qui ne sont pas dignes d’un ministre, gardien du respect de la Constitution", précise encore l’avocate. Plusieurs exemples sont cités dans la plainte comme sa déclaration du 29 septembre sur une chaîne de télévision française: "L’immigration n’est pas une chance pour la France". Au cours de cette même interview, Bruno Retailleau a déclaré: "L’immigration est un des phénomènes qui a le plus bouleversé la société française depuis 50 ans, sans que jamais les Français aient eu à se prononcer". En février 2025, sur la même chaîne de télévision, Retailleau déclare: "Le voile est un signe d'apartheid...". L'avocate affirme avoir l’intention d’aller "jusqu’à la Cour européenne des Droits de l’Homme", dans le cas où sa plainte n’aboutissait pas au niveau de la Cour de justice de la République française. Elle envisage aussi de saisir la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies.


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