Le SG de l'ONU a rappelé que les journalistes et les profession-nels des médias doivent être respectés, protégés et autorisés à exercer leur travail sans être intimidés, blessés ou tués. António Guterres et le Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme (HCDH) ont condamné, avant-hier lundi, le meurtre de six journalistes palestiniens, tués lors d'une frappe israélienne dans la ville de Ghaza, le 10 août dernier, dans cette guerre génocidaire qu'elle mène contre la population ghazaouie. Le SG de l'ONU, Antonio Guterres, a condamné le meurtre de six journalistes palestiniens, tombés en martyrs, suite à une frappe aérienne sioniste, a déclaré, lundi, Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général de l'ONU. Pour lui, "ces nouveaux meurtres mettent en évidence les risques extrêmes auxquels les journalistes continuent à faire face lorsqu'ils couvrent cette agression barbare", a déclaré M. Dujarric, lors d'un point de presse. Le SG a appelé à une enquête indépendante et impartiale sur cette attaque, a-t-il ajouté. Pour rappel, au moins 242 journalistes palestiniens sont tombés en martyrs à Ghaza depuis le début de l'agression sioniste. L’ONU et l'Union européenne ont condamné, lundi dernier, le meurtre des cinq journalistes palestiniens de la chaîne Al-Jazira. L’armée israélienne a reconnu avoir ciblé le reporter Anas al-Sharif, le qualifiant de «terroriste». L’attaque qui a visé une tente de journalistes, installée devant l’hôpital al-Chifa, a provoqué de vives réactions internationales et a relancé les appels à protéger les reporters en zone de guerre. Parmi les victimes, figurent les correspondants Anas al-Sharif et Mohammed Qreiqeh, les cameramen Ibrahim Zaher et Mohammed Noufal, l’assistant Moamen Aliwa ainsi qu’un journaliste pigiste, Mohammed Al-Khaldi, mort de ses blessures peu après son transfert à l’hôpital. Sur place, il ne restait que des matelas brûlés, un mur criblé d’éclats et l’armature métallique de la tente, tordue par l’explosion. RSF dénonce un «assassinat revendiqué». «Il faut que l'armée israélienne soit tenue pour responsable». RSF appelle à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU pour stopper ce massacre. RSF dénonce avec force et colère le meurtre de six professionnels des médias par l’armée israélienne, perpétré sous couvert, une fois encore, d’accusations de terrorisme contre un journaliste. Depuis des mois, la Fédération des journalistes FIJ qui dénonce fermement ce crime, se dit " avoir la preuve que l’armée israélienne a délibérément visé des journalistes et quelques-uns de ces cas font actuellement l’objet de la préparation d’un dossier de plainte devant la Cour pénale internationale (CPI). Le bilan de l'agression génocidaire menée par les forces de l'occupation sioniste contre la bande de Ghaza, depuis le 7 octobre 2023, s'est alourdi à 61.430 martyrs et 153.213 blessés, selon les autorités sanitaires palestiniennes. Selon la même source, les corps de 61 martyrs et 363 blessés sont arrivés dans les hôpitaux de Ghaza, au cours des dernières 24 heures. Les autorités sanitaires palestiniennes ont ajouté que 9.921 Palestiniens sont tombés en martyrs et 41.172 autres ont été blessés, depuis le 18 mars dernier, date de la reprise de l'agression sioniste, notant que les corps de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres. Elles ont également souligné que le bilan des attaques de l'armée sioniste visant les Palestiniens qui attendaient l'aide humanitaire à Ghaza, s'élève à 35 martyrs et 304 blessés, durant les dernières 24 heures, tandis que le bilan global est de 1.778 martyrs et 12.894 blessés.
Après l'assassinat des journalistes d'El Jazira par Israël. Indignation internationale et réactions mitigée
- par Nadira FOUDAD
- Le 12 Août 2025
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