L'Algérie accélère son programme d'énergies renouvelables. Objectif: 3 gigawatts d’électricité propre

Economie verte, développement des énergies renouvelables, efficacité et transition énergétiques… l’Algérie n’en espérait pas mieux. Faire tourner les usines et les buildings par le solaire en remplacement de l’électricité à la longue coûteuse et peu écologique est en effet le nouveau défi de l’Algérie qui a d’ores et déjà multiplié ses panneaux photovoltaïques et ses centrales solaires dans le principal objectif d’assurer la transition énergétique et minimiser ainsi le poids de rejets du dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Il est devenu clair que L’Algérie poursuit activement son vaste programme de développement des énergies renouvelables avec une projection d’atteindre une capacité de production de 15.000 Mégawatts (MW) d’ici 2035. La première phase déjà en cours prévoit la mise en service de centrales solaires d’une capacité de 3200 MW d’ici fin 2025 réparties sur pas moins de 20 sites. L’Algérie qui valorise également ses déchets à travers la production du biogaz avec un premier projet piloté à Oued Smar à Alger accélère la mise en œuvre de son projet national d’énergies renouvelables. Le groupe Sonelgaz est à pied d’œuvre. Il a l’intention de conquérir ce nouvel espace appelé le solaire. Son programme consiste à produire 3 000 mégawatts (3 gigawatts) d’électricité propre, sous l’égide de la société Sonelgaz. Pour le seul mois de janvier 2025, rappelons-le, l’Algérie a enregistré l’importation de 390 MW de capacité en panneaux. C’est dire combien le pays veut garantir sa transition énergétique et son efficacité énergétique. Le potentiel en énergies renouvelables étant aujourd’hui fortement dominé par le solaire, l’Algérie est en effet fort convaincue que cette énergie peu onéreuse est une opportunité et un levier pour son économie durant longtemps dépendante des revenus en hydrocarbures. Fini l’ère du compter sur les importations et cap sur le compter sur soi. L’Algérie aspire à faire du solaire une alternative au développement vert durable du pays.

Tout compte fait, selon un rapport publié par la plateforme Attaqa, les importations algériennes de panneaux solaires destinés à ce projet ont atteint environ 0,85 gigawatt (850 mégawatts) au cours du premier semestre de 2025. L’Algérie s’est hissée au quatrième rang des pays arabes importateurs de panneaux solaires, grâce à une augmentation notable de ses importations de panneaux chinois, derrière l’Arabie saoudite (4,49 gigawatts), les Émirats arabes unis (3,18 gigawatts) et l’Irak (0,95 gigawatt). Les importations algériennes en panneaux solaires durant le 1er semestre 2024 avaient atteint la production de 0,85 Gigawatts soit 850 Mégawatts ce qui n’est pas moindre ou insignifiant comme performance en l’état préliminaire actuel du lancement du projet d’efficacité énergétique en 2024. Selon la même source, les données montrent que le total des importations algériennes de ces panneaux depuis le lancement du projet en mars dernier a atteint 1,65 gigawatt. Une étape cruciale qui reflète l’engagement du pays à renforcer sa sécurité énergétique et à étendre son recours aux sources d’énergie propre. Au cours du premier trimestre de 2025, l’Algérie a enregistré une forte augmentation de la capacité des panneaux solaires importés de Chine, qui a atteint 460 mégawatts entre janvier et mars, le niveau le plus élevé de l’histoire des importations de ces équipements par le pays, dans le cadre d’un soutien officiel continu aux projets d’énergies renouvelables, selon les données de la plateforme Attaqa. Depuis mars 2024, l’Algérie a lancé, sous la supervision de la société Sonelgaz, un projet d’envergure pour la production d’électricité propre à partir de sources d’énergie renouvelable, d’une capacité de production totale de 3 gigawatts (3 000 mégawatts). Ce projet a été divisé en deux phases : Lancement d’un appel d’offres international pour la réalisation de 15 centrales de production d’électricité, réparties dans 12 wilayas, à savoir Béchar, M’sila, Bordj Bou Arreridj, Batna, Laghouat, Ghardaïa, Tiaret, El Oued, Touggourt, El M’Ghair, Biskra et Ouled Djellal. La capacité totale estimée est de 2 gigawatts (2 000 mégawatts). Et lancement d’un autre appel d’offres pour la réalisation de 5 centrales supplémentaires réparties dans 5 wilayas, à savoir Laghouat, Ouargla, Touggourt, El Oued et Béchar, pour une capacité totale de 1 gigawatt (1 000 mégawatts). La capacité de production de chaque centrale varie entre 0,05 gigawatt et 0,3 gigawatt.


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