Université d'été de la RASD. «Le peuple sahraoui ne reculera pas d’un iota sur ses objectifs»

Exactions, répression accrue, violations des droits humains, emprisonnement, grève de la faim entre autres, sans oublier la terreur des policiers et services de sécurité qui meublent quotidiennement la vie des sahraouis dans les territoires occupés par le Makhzen. L'université d'été de la RASD en Algérie est devenue un rendez-vous incontournable pour faire une évaluation annuelle de ce conflit qui perdure depuis des lustres et dont le processus d'autodétermination sous l'égide de l'ONU peine à être concrétisé. Il est toujours bloqué par l'entêtement marocain.
Les présents à cette manifestation qui est la 13ème édition de l'université d'été, ouverte hier à la grande salle de l'université Mohamed Bouguerea à Boumerdes, du 04 jusqu’au 13 du mois d'août, dont des cadres amis de les cause sahraoui et du Front Polisario et de la RASD ont témoigné de leur entière compassion devant ce qui se trame chez le belligérant dans les territoires occupés par les marocains et la situation précaire des sahraouis dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf. Dans son allocution de circonstance après l’ouverture officielle de ce rendez-vous de solidarité, le Premier ministre sahraoui, Bouchraya Hammoudi Bayoun, a saisi cette opportunité pour mettre en exergue la solidarité de l'Algérie au peuple sahraoui dans sa quête à son autodétermination ou pour lui «le soutien indéfectible de l’Algérie, fidèle à ses martyrs et à son histoire libératrice».
Selon ses propos devant ses hôtes algériens, sahraouis et des corps accrédités en Algérie, l’importance stratégique de cette université d’été constitue un cadre de formation, de renforcement des compétences et d’échange pour les cadres sahraouis, puisque c’est «un espace intellectuel qui enrichit les connaissances des responsables sahraouis et incarne la solidarité indéfectible entre les peuples sahraoui et algérien». Ce rendez-vous se veut un espace de réflexion, de dialogue et d’approfondissement des connaissances qui vise à renforcer la capacité de résistance des militants, en les dotant d’outils de compréhension et d’action adaptés aux défis actuels, affirment les organisateurs. Pour l'orateur «son peuple ne reculera pas d’un iota sur ses objectifs, soulignant sa détermination à poursuivre la lutte jusqu’au recouvrement de sa liberté, en comptant sur lui-même et sur le soutien de nos alliés à travers le monde». Dans son intervention d'ouverture, il a également dénoncé avec fermeté les pratiques du régime marocain dans les territoires sahraouis occupés. Il a mis en garde contre les «alliances dangereuses» du Maroc, notamment avec l’Etat sioniste, et les tentatives de certains pays à légitimer l’occupation en installant des représentations consulaires dans les villes sahraouies occupées. Tout en plaidant pour le respect de la légalité internationale, il a réaffirmé que «le Front Polisario est prêt à entamer des négociations directes, sérieuses et sans conditions, sous l’égide des Nations unies, pour parvenir à une issue juste, qui respecte le droit du peuple sahraoui à décider librement de son avenir». Pour ce qui est de l'ordre du jour de cette rencontre, les organisateurs sahraouis nous ont communiqué un ordre du jour bien préparé puisque selon eux, il s'agit d'un espace de réflexion, de dialogue et d’approfondissement des connaissances pour le renforcement de la capacité de résistance des militants, en les dotant d’outils de compréhension et d’action adaptés aux défis actuels». En effet, organisé en collaboration avec le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), ce rendez-vous rassemblera des cadres sahraouis, des intellectuels, des personnalités politiques ainsi que des diplomates amis de la cause sahraouie.
L'ordre du jour qui s'étalera pour une semaine est prévu pour des conférences, des ateliers et des tables rondes sur la situation des sahraouis dans les territoires occupés par le belligérant et sur les stratégies de mobilisation, les enjeux de sécurité au Sahel, la cyber-guerre, les mutations contemporaines des conflits ou encore les leçons tirées des mouvements de libération africains, dont celui de l’Algérie, etc... Le nouvel ambassadeur de la RASD en Algérie, Khatri Adouh, a affirmé, après avoir été reçu à la présidence algérienne, son engagement à renforcer les liens historiques entre les deux nations et leurs peuples, ancrés dans une histoire commune, une identité islamo-arabe et africaine, car ces relations reposent fondamentalement sur la lutte commune contre le colonialisme, la domination, l'injustice et l'exploitation».


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