Les largages d’aides sur Ghaza sont chers, dangereux et insuffisants. Pourquoi une telle solution bizarroïde plutôt que de les acheminer par la route via les frontières terrestres avec l’Egypte ou la Jordanie? Les Largages d’aides alimentaires sur Ghaza s’apparentent aujourd’hui à une opération de saupoudrage à effet indubitable sur la consommation d’une opinion internationale de plus en plus choquée, remontée et désabusée par l’évolution de la situation humanitaire dans la bande palestinienne. Cette situation qui s’est aggravée depuis la hausse spectaculaire du nombre des morts parmi les demandeurs d’aides humanitaires et du fait des bombardements sionistes intenses a fait que les Médecins du monde insistent sur la nécessité de mettre en place des "mesures politiques tangibles" et "mettre la pression sur ceux qui sont responsables". Depuis quelques jours, la communauté internationale intensifie ses appels à procéder aux largages sans délais de convois alimentaires pour sauver ce qui reste à sauver parmi la population de Ghaza de plus en plus esseulée et affamée par le blocus aveugle de l’Etat sioniste. Une situation fort dramatique qui a généré le tollé général et une contestation hors du commun de la plupart des pays du monde y compris la population israélienne qui appelle à mettre fin à cette guerre insensée et à la libération de leurs otages. Des largages d’aides humanitaires en fin de compte une fumée en écran qui a pour objectif de calmer une opinion fragilisée et sous la hantise de représailles politiques de leurs peuples. De plus, Israël est sous une forte pression de sa population qui accuse leur premier ministre Netanyahu de ne pas avoir tenu «sa promesse» à savoir la libération des otages israéliens. Pour parvenir à tranquilliser et embourber sa population, le sioniste Netanyahu a concocté un plan qui consiste à faire admettre la nécessité d’introduire des aides alimentaires à Ghaza alors que la réalité est tout autre. "Ces largages aériens sont un écran de fumée communicationnel et opérationnel" visant à donner "l'illusion d'une action pour satisfaire les opinions publiques", a affirmé vendredi 1er août Jean-François Corty, président de l'ONG Médecins du monde. La France doit larguer à partir de vendredi 40 tonnes d'aide sur la bande de Ghaza. Jean-François Corty dénonce "des images exceptionnelles de largages, de parachutage d'avions pour montrer que les Occidentaux agissent et pour répondre à l'opinion publique". Les Médecins du monde insistent sur la nécessité de mettre en place des "mesures politiques tangibles" et "mettre la pression sur ceux qui en sont responsables, les autorités israéliennes". "Si ces annonces sont vraies, 40 tonnes correspondent à deux camions et ces derniers jours, ce sont environ 150 tonnes qui ont été larguées par différents acteurs ce qui correspond à 5 ou 6 camions. Il faut remettre les choses en perspective par rapport aux besoins", assure Jean-François Corty qui rappelle que "deux millions de personnes sont affamées de manière délibérée depuis plusieurs mois" à Ghaza. "Près de 20 à 25% des enfants sont décharnés, sont en train de mourir dans les bras de nos équipes, de leurs parents hagards, raconte-t-il. Y compris nos équipes cherchent à manger et à boire. On ne sait pas si elles ne vont pas mourir de faim dans les semaines qui viennent, ce qui est du jamais vu dans les conflits contemporains", dénonce Jean-François Corty qui assure que "400 humanitaires ont été tués depuis 21 mois". Médecins du monde dénonce "un contexte de famine créé par la main de l'homme, par un blocus" et appelle à "inonder le territoire d'aide". "On peut se satisfaire de voir de l'aide arriver, un peu par la route et un peu par les airs", assure Jean-François Corty, mais il rappelle que "les largages aériens sont dangereux, coûteux, peu fiables et peuvent tuer des gens". Ces largages sont un "apport d'aide mineur par rapport à ce que l'on pourrait faire depuis la route", selon lui. "Dans le même temps, vous avez des milliers de camions prépositionnés" bloqués à l'extérieur de Ghaza, assure-t-il. «C'est complètement insuffisant. C'est une goutte d'eau dans l'océan», selon Amnesty International. "Les besoins humanitaires évalués par les Nations unies s'élèvent à 62 000 tonnes par mois uniquement pour l'aide alimentaire". On rappelle que "sur place, ce sont plus de deux millions de personnes. Imaginez 40 tonnes pour deux millions de personnes". S'il juge cet envoi d'aide française "louable", le chargé de plaidoyer à Amnesty International précise que "cette situation était prévisible". "Cette crise n'est pas une crise naturelle, c'est une crise artificielle qui a été montée par Israël qui a pris la main sur l'approvisionnement en aide humanitaire, qui a instauré un blocus illégal". Selon lui, il y a aujourd'hui "quatre points de distribution", alors que lorsque les Israéliens "ont cassé le cessez-le-feu unilatéralement en mars, il y avait 400 points de distribution". "Aujourd'hui, comme le disent les Nations unies, il faut inonder la bande de Ghaza, parce qu'il y a famine".
Largage d'aide humanitaire à Ghaza par la France. Un écran de fumée, une illusion
- par B.kamel
- Le 02 Août 2025
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