Ce protocole d'accord fait suite à la récente signature entre la compagnie nationale Sonatrach et l'italienne Eni de deux contrats d'hydrocarbures sur les périmètres de Zemoul El Kbar et de Reggane II, qui, avec les initiatives couvertes par ce protocole, contribueront à augmenter la production de gaz de 5,5 milliards de mètres cubes par an d'ici 2028, rappelle la même source. L’italienne Eni et l’algérienne Sonatrach ont signé un protocole d’accord (MoU) visant à renforcer leur collaboration dans le domaine des hydrocarbures et des énergies renouvelables. «Eni et Sonatrach s’engagent à consolider leur coopération pour la valorisation des ressources énergétiques algériennes à travers de nouveaux contrats visant à encourager l’augmentation de la production de gaz et la prolongation des contrats d’approvisionnement en gaz destinés à l’exportation vers l’Italie», a déclaré Eni dans un communiqué publié en ligne. Le groupe Sonatrach et l'italien Eni avaient signé récemment à Rome, dans le cadre de la visite officielle du président Tebboune en République italienne, un protocole d'accord visant à renforcer la coopération dans le domaine des hydrocarbures, de la transition énergétique et des énergies renouvelables. Selon un communiqué de Sonatrach, le document de coopération a été signé par le PDG de l’entité algérienne Rachid Hachichi, et Claudio Descalzi, CEO d'Eni, lors d'une cérémonie coprésidée par le président Tebboune, et Mme Giorgia Meloni, présidente du Conseil des ministres italien. Le protocole d'accord "reflète l'intention des parties et leur volonté commune de renforcer leur coopération dans l'objectif d'assurer un développement économique durable et la sécurité énergétique des deux pays. Les deux compagnies s'engagent ainsi à "consolider leur coopération pour la valorisation des ressources énergétiques algériennes, grâce à de nouveaux contrats d'hydrocarbures visant l'augmentation de la production de gaz, ce qui permettra la prorogation des contrats d'approvisionnement en gaz pour l'exportation vers l'Italie". Concernant le développement des énergies renouvelables et la transition énergétique, Sonatrach et Eni s'engagent aussi à renforcer leur collaboration dans ce domaine notamment à travers la définition de nouvelles initiatives, indique le communiqué. La société Sonatrach est au four et au moulin dans ses exploits à en croire son agenda bien ficelé. Bien avant l'Italie et la visite du chef d'Etat, elle a signé récemment dans la capitale de l’ouest trois accords entre le groupe Sonatrach et plusieurs partenaires dans les domaines de la transition énergétique, de la formation et de la recherche scientifique, et ce, en marge des travaux de la 12ème édition des journées scientifiques et techniques de Sonatrach. Le premier accord est un mémorandum d’entente entre Sonatrach, la société américaine Hecate Energy Global Renewables et le complexe sidérurgique Tosyali, visant à mener des études conjointes pour développer un projet intégré de production d’hydrogène vert à partir d’énergies renouvelables, destiné à répondre aux besoins de l’industrie sidérurgique. Ce mémorandum a été signé par le PDG Rachid Hachichi, et son homologue, Fouad Tosyali, Président du conseil d’administration du complexe Tosyali, et David Wilhelm, PDG de la société américaine Hecate Energy Global Renewables. Ce document signé conjointement par les 03 parties prévoit un projet intégré en deux phases. La première phase sera consacrée aux études d’évaluation de la faisabilité, de l’adéquation et de la rentabilité du projet, et la seconde phase concernera le développement du projet pour la production de l’hydrogène vert à partir d’énergies renouvelables pour une utilisation dans la fabrication de "l’acier vert". Le deuxième accord comporte deux volets : le premier entre l’Institut algérien du pétrole (IAP) et la Compagnie nationale pétrolière congolaise (SNPC), a pour objectif de former vingt étudiants congolais à l’université de Boumerdès à Alger dans des spécialités liées aux hydrocarbures, avec des stages pratiques au sein des unités industrielles de Sonatrach. Le second a été signé entre l’IAP et l’Université de Boumerdès, prévoyant que l’IAP facilite les procédures administratives pour l’inscription des ingénieurs congolais à l’université à l’occasion de la prochaine rentrée universitaire. Ce volet s’inscrit dans le cadre d’un accord-cadre déjà signé entre Sonatrach et l’Université de Boumerdès, stipulant que l’IAP agira comme intermédiaire pour offrir des formations d’ingénieurs dans les spécialités liées aux hydrocarbures. Pour ce qui est du 3ème accord, celui-ci a été conclu entre le Centre de recherche et développement de Sonatrach et la société SOMIZ, également filiale du groupe, et concerne la formation des cadres.
Sonatrach. Une production de gaz de 5,5 milliards de mètres cubes par an d'ici 2028
- par Nadira FOUDAD
- Le 30 Juillet 2025
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