Tarik El Guerd fait parler d’elle une fois encore. Il y a moins d’une année, une crise écologique majeure a été signalée par la presse locale. Ceci a occasionné un tollé perçant au niveau de ceux qui sont supposés, en leur qualité de responsables du territoire, appliquer la loi de la protection de l’environnement. On a comme l’impression que les questions de l’environnement n’intéressent ni le chef de daïra, ni le maire. En revanche, la zone indiquée, faisant partie de leur circonscription a été et continue désormais à être le théâtre d’une pollution sévère causée par des déchets divers provenant de toutes parts. Le long de cette route, des quantités considérables de gravas et d’abats de volailles et de plumes sont abandonnées dans des sacs éparpillés le long de la chaussée. Cette accumulation de déchets pollue non seulement l’environnement, mais génère également des odeurs nauséabondes qui altèrent la qualité de vie des résidents locaux. Après l’alarme donnée par la presse, des lignes ont bougé mais occasionnellement. Ceci veut dire qu’on a agi en franc-tireur juste pour répondre à l’alerte. Nonobstant, il n’y a pas encore, jusqu’à aujourd’hui des mesures dites soutenues par l’application de la loi mais surtout par le devoir de veiller à protéger l’environnement et préserver la santé des riverains. Dans cette zone, la situation continue à être préoccupante car on est passé à un degré plus élevé de pollution puisque le long de la route sur des kilomètres, les déchets inertes se déversent, au quotidien, en plein nature. Pourquoi "Tarik El Guerd", parce que cette voie qui mène à Ain Sidi Chérif, semble échapper aux responsables. Cette zone est devenue une décharge sauvage qui agresse la nature car une partie des gravats sont jetés sur le bas-côté de la chaussée offrant un spectacle consternant. Les habitants réclament des campagnes de sensibilisation pour informer la population sur l’importance de signaler de telles pratiques illégales et promouvoir une gestion plus responsable des déchets. La situation actuelle à Hassi Mamèche constitue un appel pressant à l’action pour protéger l’environnement évitant ainsi des embarras aux riverains. Le chef de daïra et le maire sont responsables des désagréments causés aux populations qu’ils administrent. La gestion d’un territoire exige de la rigueur surtout en termes de protection de l’environnement. Aujourd’hui, faut-il le rappeler, le développement passe aussi par l’application des mesures écologiques.
Hassi Mamèche (Mostaganem). Les autorités de la Daïra dépassées par les agressions sur l’environnement
- par Lotfi Abdelmadjid
- Le 19 Juillet 2025
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