Bouira. Journées d’étude sur les fraudes lors des examens scolaires

En prévision des examens de fin d’année scolaire notamment du Brevet d’enseignement moyen (BEM) et du Baccalauréat, la Cour de justice de Bouira a organisé une journée d'étude sur le thème «Lutter contre les délits des fraudes effectuées lors des périodes des examens de fin d'études du cycle moyen et du Baccalauréat». Les intervenants à cette journée d'étude ont souligné que la lutte contre ce genre d'infractions permet de maintenir l'équité des opportunités et des chances entre les candidats. Le procureur général de la Cour de justice de Bouira, Fayçal Bendaas, a expliqué dans sa déclaration que «cette journée d'étude est beaucoup plus portée sur le sujet de la sensibilisation que de la pratique, bien que le législateur algérien, à travers le code pénal 20-06 modifié et complété du code pénal avec des articles réglementant et définissant les crimes et leurs peines, ait parvenu à limiter les nouveaux phénomènes qui affectent et portent atteinte à la crédibilité du processus éducatif et à criminaliser les actes qui affectent le fonctionnement de la loi».
Il dira concernant le rôle des parents d'élèves: «Impliquer les parents d'élèves afin d'aider leurs enfants à réussir à l'école, est une stratégie peu coûteuse pour améliorer les résultats scolaires». De son côté, le président de la Cour de justice de Bouira, Mohamed Belarbi Zehmani, a souligné que «les actes de tricherie et de falsification aux examens ont nécessité de prendre des décisions coercitives et de durcir les peines qui peuvent aller jusqu’à 15 ans de prison», signalant à son tour «l'importance de vulgariser et de sensibiliser sur le danger de la triche dans le déroulement des examens, ce qui entraîne une injustice commise contre les candidats sérieux, probes, honnêtes et intègres». Lors de cette journée d'étude qui a vu la participation des cadres du secteur de la justice, des services de sécurité et de l'éducation nationale, les participants ont énuméré les formes de délits qui se rapportent notamment aux fuites de sujets et à l'usurpation et à la falsification d'identité, ce qui a nécessité, selon eux, «d'imposer des sanctions graduées qui s'élèvent à des peines de privation de liberté et d'amendes financières, pour protéger les examens officiels».


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