Alors que la trêve observée en Ligue 1 devait permettre au Mouloudia d’Oran de se réorganiser et de tout remettre en ordre afin de pouvoir attaquer la dernière partie du championnat dans les meilleures dispositions possibles, tout le contraire est en train de se produire. Plus que jamais, tous les signes sont au rouge et il faudrait un sacré miracle pour que le doyen de l’élite professionnelle se tire d’affaires tant aucun signe d’amélioration ou lueur d’espoir ne se profile à l’horizon. Ce qui s’est passé ces dernières quarante-huit heures au MCO renseigne, d’ailleurs, on ne peut mieux sur le manque cruel et doublement pénalisant de savoir-faire de l’actuelle direction mise en place par Hyproc et symbolisée par le duo à l’impopularité record, Chakib Ghomari le président du conseil d’administration et son premier vice-président Benoumer Belbachir. Leur maintien à la tête du club par le P-DG de la filiale de la Sonatrach, Adil Cherouati, risque d’envenimer encore davantage le climat électrique qui entoure l’équipe professionnelle comme l’a si bien confirmé tout ce qui s’est passé samedi soir au stade Ahmed Zabana en marge de la rencontre amicale perdue par les coéquipiers du très décevant Ahmed Kerroum face à l’Espérance de Mostaganem.
Leur présence au stade a failli provoquer une mini émeute quand une poignée de supporters a pu y accéder. Considérés, à juste titre, comme les principaux responsables de l’énorme faillite sportive du MCO version 2024-2025, Ghomari et Belbachir ont même dû fuir le stade pour échapper au lynchage tant les supporters présents voulaient en découdre physiquement après leur avoir fait entendre des vertes et des pas mûres. Le pire est que rien n’augure une quelconque accalmie dans les jours et semaines à venir, ce qui risque d’influer négativement sur la préparation de l’équipe d’Abdelkader Amrani en perspective de la reprise du championnat. D’autant plus que l’actuelle direction d’Hyproc est allée encore davantage dans la provocation aux yeux du public mouloudéen en limogeant sans préavis l’entraineur des gardiens de but Réda Acimi, juste pour avoir affirmé à une poignée d’inconditionnels présents au stade ce soir-là que «certains joueurs n’ont pas le niveau requis pour porter le maillot du MCO ».
Une lapalissade que personne n’ignore sur la place sportive d’El-Bahia mais qui a, apparemment, titillé les responsables du club d’El-Hamri qui se sont, encore une fois, trompé de cible et pris une décision unanimement condamnée par la rue oranaise, confirmant qu’ils sont complètement à côté de la plaque et totalement dans le faux en matière de gestion du plus grand et plus populaire club de l’ouest algérien.
Le chaos s’installe dans la durée. MCO: La direction a tout faux
- par Rachid BELARBI
- Le 23 Mars 2025
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