Les prix des fruits et légumes s’envolent
Après un début du mois clément, les prix des légumes et fruits ont enregistré une hausse inexplicable. A titre d’exemple, la pomme de terre, très consommée en ce mois de jeûne, est cédée à 130 voire 140 DA le kilo, la tomate de 90 à 120 DA, le poivron à 200 DA. Quant aux fruits, c’est carrément la folie. Des pommes à 600 DA, des oranges à 140 DA, les fraises à 450 DA le kilogramme. «On ne comprend pas cette hausse subite, c’est de la spéculation en ce milieu de ce mois de Ramadhan. Nous les détaillants, nous avons été surpris par ces augmentations qui ne répondent à aucun critère, même si les agriculteurs évoquent les pluies qui les empêchent de cueillir leurs produits. Nous avons l’habitude d’entendre ces prétextes et au fond, ce sont les ménages qui paient la facture», assure un détaillant au marché couvert. Pour ce qui est de la viande blanche, elle aussi, a enregistré une hausse. Le kilogramme du poulet est vendu à 420 DA et la viande rouge, 3500 DA le kilo pour l’agneau et 2500 DA pour le veau, heureusement qu’il y a la viande importée : 2400 DA pour la viande ovine et 1200 DA pour la viande bovine.
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Disponibilité des produits laitiers
Contrairement au début du Ramadhan où les ménagent avaient du mal à se procurer un sachet de lait, les produits laitiers sont disponibles à profusion. Pas moins de quatre laiteries de la région approvisionnent quotidiennement les supérettes et les épiceries de la daïra. Les consommateurs ont l’embarras du choix. Le litre de lait de vache est cédé entre 60 DA et 90 DA. Quant au lait subventionné, proposé à 25 DA, et au vu de la demande, les quantités sont épuisées tôt le matin. «Il y a une forte demande sur ce produit parce qu’il est à la portée des consommateurs, mais on n’est pas approvisionné régulièrement et en grande quantité, d’où une certaine tension», souligne le gérant d’une supérette à la cité Cadi.
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Des soirées sans spectacles
Les années passent et ne se ressemblent pas. Le Ramadhan 2025 a perdu de son ambiance. Contrairement au passé, ni les associations, ni l’APC n’ont programmé des soirées culturelles. Juste après la rupture du jeûne, les croyants se dirigent vers les mosquées pour la prière des tarawih, ensuite ce sont les cafétérias qui sont prises d’assaut pour le fameux café. «La période est propice pour des soirées douces, heureusement qu'il y a les matchs de la champion’s ligue, sinon on ne s’en plaint pas», témoigne un citoyen. A proximité de ces établissements, des jeunes se sont convertis en vendeurs de sandwichs et autres sucreries. C’est l’ambiance du Ramadhan. Au 16è jour de ce mois sacré, les pères de famille se rendent déjà aux boutiques pour les achats de l’Aïd, notamment dans les magasins de cité Cadi, connus pour ce genre de commerce. Nous y reviendrons.
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Des associations au secours des démunis
Comme à l’accoutumée, tous les ans en cette période du mois de piété, le Croissant rouge algérien et les associations de la ville se solidarisent massivement pour venir en aide aux familles nécessiteuses. Pas moins de quatre organisations de la société civile ont ouvert quatre restaurants pour offrir des repas chauds sur place et en distribuer pour ceux et celles qui désirent manger chez eux, «beaucoup de pères de familles, par dignité, choisissent d’emporter leurs repas, mais beaucoup aussi préfèrent rompre le jeûne sur les lieux» nous expliquent les organisateurs. L’association Doha a carrément planté une immense tente pour servir, séparément les femmes et leurs enfants. «Certaines ont préféré être à l’écart, nous avons accepté leur désir». Près de 1000 repas sont servis quotidiennement grâce aux dons des bienfaiteurs et les bénévoles qui se sacrifient pour rendre heureux des familles en ce mois sacré.