Regain de pratiques religieuses à Saïda. Les «Taraouih» au féminin

Le phénomène est récurrent. Chaque année, pendant le mois de carême, l'aile réservée aux femmes dans les mosquées connaît une affluence accrue de fidèles de la gent féminine. D'année en année et à l'instar des autres villes du pays, le nombre de pratiquantes des "Taraouihs" va crescendo jusqu'à rendre insuffisants les espaces qui leur sont réservés dans les lieux de culte où il faut aller à la mosquée, tout de suite après la rupture du Jeûne pour gratter une place. Le Ramadhan de cette année 2025 aura connu un boom dans les "Taraouihs" au féminin… et à la fin de la prière, un flot de femmes, toutes en khimars mais sans ostentation, se déverse sur les quartiers attenants, surtout celui des Castors. Certaines s'engouffrent dans des voitures qui les attendent, d'autres rentrent chez elles à pied en petits groupes, profitant un peu de cette convivialité pour papoter un brin de causerie qui avait déjà commencé Fel Moussalah Nessouiya… Allez, saha ramdankoum!


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