Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, à Oran. Une future usine de fabrication de kits de dépistage d’un investissement de 570 millions de DA

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, M. Ouacim Kouidri, qui avait longtemps insisté pour dire, depuis sa prise de fonction, que le Groupe public Saidal a l’ambition de devenir le leader de la production des médicaments et des produits pharmaceutiques, n’avait pas tort. Le ministre a supervisé, jeudi à Oran, l’inauguration d’une nouvelle unité de production du protoxyde d’azote à l’usine «Rayanox» de production des gaz médicaux, en présence du wali d’Oran, M. Chibani Samir, du PAPW M.Chalabi, du DG de l’usine: le cardiologue M Tazi Mohamed Amine et des autorités civiles et militaires locales. Le protoxyde d‘azote est un oxyde nitreux qui est utilisé dans les mélanges de gaz d’étalonnage dédiés à l’industrie pétrochimique et de la surveillance des émissions d’autant plus que ses applications sont prouvées dans le domaine agroalimentaire, avec utilisation comme gaz propulseur dans les bonbonnes de crèmes chantilly.

L’usine Rayanox, implantée sur une superficie de 24.000 mètres carrés, a vu le jour en 2011 et a démarré ses activités en 2021 avec un rythme de production moyen, de plus de 100.000 litres de gaz par jour dont l’azote et l’oxygène et un nombre de 300 emplois directs et 100 indirects. Le ministre, accompagné du wali d’Oran, a visité les unités de conditionnement et de production du protoxyde d’azote et a également parlé de l’impact économique de l’usine et les exportations de gaz médicaux sur les marchés européen et africain. Le DG de la société, le professeur M.Tazi Mohamed Amine, a brossé devant le ministre, un tableau de l’historique, des activités ainsi que des perspectives d’avenir avec cependant, un chiffre effarant de 40 millions de litres de gaz oxygène médical produit par l’usine entre 2022 et 2024, soit durant la période phare du Covid 19, ce qui a permis d’atteindre un taux de couverture de 62% des besoins nationaux en la matière avec les 06 unités de production dispatchées jusque-là, sur le territoire national. La société qui a lancé en 2003 une unité de production de mélanges des moniteurs de surveillance des appareils, exporte pour le moment vers 09 pays étrangers et n’en cache pas moins son ambition de devenir un partenaire des Américains au vu des commandes. La seconde usine, visitée par le ministre, a été «Sophal» où il a supervisé l’inauguration officielle de l’unité de production des produits lyophilisés stériles. Cette dernière a lancée entre 2021 et 2023 les unités de production d’injectables stériles et injectables lyophilisés et s’est spécialisée en 2024 sur la fabrication de médicaments et le conditionnement de médicaments d’oncologie. Sophal dispose de 07 unités de production, 66 millions d’unités produits par an, 12 fermes galéniques, 74 producteurs et 3.200 pharmacies. La société est en phase finale d’obtention du certification «GMP» européen, ce qui lui permettra d’écouler ses produits sur le marché de l’UE, sachant qu’elle exporte déjà sur plusieurs pays africains comme le Mali, le Ghana, le Niger et le Sénégal. La troisième halte du ministre a été l’Agence nationale de la production pharmaceutique, annexe régionale «Moujahid Youcef Benkhedda». Le groupe public Saidal unité ouest sera évidemment au programme de la visite du ministre. Le groupe s’engage dans un nouveau concept économique par l’intégration des technologies innovantes. Saidal veut relever le défi de souveraineté sanitaire et médicale du pays. Créé en 1982, le groupe développe 220 produits et 22 aires thérapeutiques. L’évolution de son chiffre d affaires est de 14 milliards de DA en 2022 mais il n’empêche que la société veut l’augmenter à 35 milliards de DA pour 2025 selon ses prévisions. Saidal dispose d’un projet considéré grandiose, consistant en la production, dans un début, de 05 millions d’unités de kits de dépistage par an lequel projet est estimé à 570 millions de DA. Le ministre Ouacim Kouidri a estimé dans un point de presse que la production pharmaceutique nationale a fait des bonds considérables, atteignant un taux de couverture de 76 % des besoins nationaux. Il dira également que la production des médicaments d’oncologie se porte bien et que toute la presse en parlait depuis plus de trois mois. Les médicaments anti-cancer produits localement couvriraient 60 % des besoins du marché algérien et entre 20 et 21 produits anticancéreux seraient produits pour le moment.


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