Les jours d’Israël sont-ils désormais comptés? Le gouvernement sioniste est aujourd’hui très critiqué de vouloir refuser l’extension du cessez- le feu et le blocage de l’aide humanitaire destinée aux ghazaouis. Il vient de franchir le tollé en gelant dimanche l’entrée de camions de marchandises alimentaires pour l’enclave suite à des différends avec le Hamas. L’état sioniste croit ainsi donner un prétendu alibi à sa recherche à torpiller les négociations pour la fin de la guerre et la remise totale des otages des deux camps. Une suspension qui ne livre pas pour autant ses secrets puisqu’elle fut condamnée par plusieurs pays occidentaux et arabes. Qu’est-ce qui pousse Israël à rompre l’acheminement des vivres aux Palestiniens de Ghaza durant ces premiers jours du ramadhan ? Connu par sa haine, son mépris contre toutes les chartes et les conventions humanitaires universelles et celles des droits de l’homme, les sionistes, ces adeptes du projet satanique contre l’islam et les musulmans, utilisent la faim comme une carte quand leurs militaires se sont échoués devant les glorieux moudjahidine du Hamas. Ils ne reculent devant rien et ne rougissent devant personne par leurs forfaits tant ils n’ont plus froid aux yeux lorsqu’il s’agit de commettre la folie, le meurtre, l’impensable et la barbarie, dignes d’un diable. Voilà que l’entité sioniste a suspendu jusqu’à nouvel ordre l’entrée de l’aide humanitaire à Ghaza» après des désaccords avec le Hamas sur les modalités de la poursuite du cessez-le-feu, l’ONU l’appelant toutefois à revenir sur cette décision condamnée par plusieurs capitales arabes. L’impasse compromet la poursuite de la seconde étape de trêve décidée entre l’état sioniste et Hamas après les médiations de Qatar des américains et de l’Egypte. Une trêve entrée le 19 janvier 2025 après 15 mois d’une guerre dévastatrice à Ghaza». A la fin de la première phase de l’accord de cessez-le-feu, négocié via les médiateurs – Qatar, Egypte, Etats-Unis – le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé le blocage dès dimanche de «toute entrée de marchandises et approvisionnements dans Ghaza»». Le plan stipule, selon Israël, que «la moitié des otages (israéliens à Ghaza»), morts et vivants», seraient rapatriés au premier jour de son entrée en vigueur. Les derniers captifs seraient remis «à la fin, si un accord est trouvé sur un cessez-le-feu permanent». Le Hamas a rejeté cette option, accusant Israël de vouloir «se soustraire» à ses engagements. Il a réaffirmé sa «volonté d’aller au bout des (deux) étapes restantes de l’accord» initial, soit «un cessez-le-feu global et permanent» et le «retrait complet» israélien de Ghaza», avant «la reconstruction et la levée du siège» du territoire. Refusant pour l’heure de s’engager dans la deuxième étape, Israël exige que Ghaza» soit complètement démilitarisée et le Hamas éliminé, ce qu’exclut ce mouvement. Le Hamas a qualifié de «crime de guerre» le blocage israélien de l’aide au territoire palestinien. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à «un retour immédiat de l’aide humanitaire dans Ghaza»», exhortant «toutes les parties aux efforts nécessaires pour éviter un retour des hostilités à Ghaza». «Le droit international humanitaire est clair: nous devons être autorisés à accéder pour fournir une aide vitale et essentielle», a affirmé le chef des affaires humanitaires de l’ONU, Thomas Fletcher. «Il est vital de maintenir le cessez-le-feu et l’aide humanitaire» pour Ghaza», a exhorté le secrétaire général de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), Jagan Chapagain. Plusieurs pays arabes, dont les médiateurs qatari et égyptien ainsi que l’Arabie saoudite, ont qualifié la décision israélienne de «violation flagrante de l’accord» de cessez-le-feu, accusant Israël «d’utiliser la faim comme une arme contre le peuple palestinien». L’Union européenne a critiqué aussi bien le refus du Hamas d’accepter une extension de la première phase du cessez-le-feu que le blocage de l’aide par Israël. «Vers 7H30 du matin, l’armée a donné l’ordre» de fermer le point de passage de Kerem Shalom entre Israël et Ghaza», a témoigné Abou Youssef Shheiber, un transporteur, qui a dû faire demi-tour. Négocié pendant des mois, l’accord de trêve comprend trois phases. Durant la première, le Hamas a relâché 33 otages – dont huit morts – à Israël, en échange de la libération d’environ 1 800 détenus palestiniens.
Israël suspend l’aide humanitaire à Ghaza». La faim comme arme contre les palestiniens
- par B. Habib
- Le 03 Mars 2025
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