Il crée une crise diplomatique avec l’Algérie pour servir ses ambitions. Comment Retailleau humilie la France !

Le ministre de l’intérieur français outrepasse ses prérogatives et «confisque» des missions incombées à son collègue du gouvernement, le ministre des affaires étrangères allant jusqu’à s’immiscer dans ce qui ne le regarde pas et de surcroît dans les relations bilatérales passionnantes franco- algériennes et dicter à l’Elysée ce qu’il devrait plutôt faire. Le ministre de l’intérieur Retailleau a sorti le «tiroir-caisse» politique enchaînent les bourdes avec ses fabulations et nombre de menaces et intimidations contre l’Algérie. Ce ministre a monté en toutes pièces une «mascarade de tensions» avec l’Algérie sans justificatif aucun ni preuve à l’appui. Preuve en est qu’il est depuis dos au mur et ses sorties médiatiques sont réduites. Nombre d’observateurs se demandaient déjà pourquoi un tel acharnement de ce ministre à l’égard de l’Algérie au plus fort moment de ses annonces sur l’affaire de l’écrivain Boualem Sansal et de l’expulsion, ont avorté d’un influenceur algérien avec ce qu’elles avaient entraîné de polémique. Depuis, le ministre de l’Intérieur s’est mué en un porte-parole «travesti» ôtant au président français le droit de s’exprimer librement sur les questions de l’immigration et sur beaucoup de dossiers d’intérêt commun, ce qui fait de lui désormais aux yeux de certaine classe un ministre à tout faire et par qui le scandale arrive. Un ministre en quête de casquette d’opposant et de prétendant à l'Elysée se positionnant aux antipodes d’Emmanuel Macron et se plaçant pour l’élection présidentielle de 2027. A quel prix ? Les spécialistes des questions bilatérales franco -algériennes voient en lui «la troisième voix» incarnée par l’extrême droite française tant les risques de ses déclarations sont considérables, d’abord pour les citoyens franco-algériens, ensuite pour les relations bilatérales et les intérêts économiques français. Bref, le ministre de l’intérieur noie la France dans un océan de risques pour les intérêts économiques de son pays alors que l’union européenne vit sa plus grande tourmente énergétique depuis le début du conflit Russie-Ukraine. Des risques dont la France se serait passée n'étaient-ce les calculs d’épicier politiques de Retailleau qui par ses sorties et positionnements qui engagent la France officielle, assène une vraie humiliation à la France. Une humiliation qui ne dit pas son nom mais qui est manipulée et retournée dans tous les sens pour n'apparaître que sous la forme d'une provocation algérienne. La presse et les plateaux télés aidant, Retailleau a fini par attirer tous les projecteurs mais il ne réalise pas qu’il est en train de mener en bateau son pays. Mais le bras de fer qu’il a engagé avec l'Algérie, ce ministre a perdu et ne cesse de s’attirer les commentaires les plus controversés en France que ce soit sur des plateaux ou en public. C’en est là une autre humiliation. Un ministre qui n’arrive pas à lever l’affront à ses adversaires politiques et néanmoins candidat à la future présidentielles française se contentant juste de se voiler la face à l’orée de La présidentielle de 2027 Bruno Retailleau, actuel ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de François Bayrou, sous la présidence d’Emmanuel Macron, pense avoir trouvé avec la question algérienne une opportunité stratégique pour se positionner. Officiellement membre du gouvernement, il multiplie pourtant les prises de position qui entrent en contradiction frontale avec la ligne de l’Élysée et s’implique, hors de toute logique gouvernementale, sur les dossiers de Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères. L’incident diplomatique de ce samedi, concernant le refoulement de l’épouse de l’ambassadeur d’Algérie au Mali, illustre parfaitement cette stratégie de rupture. Alors qu’Emmanuel Macron privilégie l’apaisement et réaffirme son attachement aux accords migratoires de 1968, Retailleau incarne la ligne dure d’une droite déterminée à rompre avec ce cadre historique, sans chercher à en comprendre les fondements. Cette posture trouve un écho chez le Premier ministre François Bayrou, qui avait menacé Alger d’un ultimatum sur la renégociation des accords migratoires, avant que l’arbitrage présidentiel, rendu depuis le Portugal, ne douche les espoirs des partisans d’une politique plus restrictive. En se positionnant en opposition à Macron sur ce sujet sensible, Retailleau courtise délibérément un électorat de droite et d’extrême droite en attente d’une fermeté accrue sur l’immigration et les relations avec les anciennes colonies. Cette manœuvre politique est amplifiée par le JDD, sous contrôle de Vincent Bolloré et proche des sphères d’extrême droite, qui n’hésite pas à affirmer que Macron aurait «capitulé devant l’Algérie» – une rhétorique qui sert parfaitement les ambitions de Retailleau. La question n’est plus de savoir si, mais quand Retailleau quittera son poste ministériel. Une démission lui permettrait de prétendre avoir été entravé dans ses projets de réformes et de s’affranchir des contraintes gouvernementales pour préparer une candidature présidentielle assumée. Cette stratégie électorale s’annonce particulièrement périlleuse, non seulement pour son promoteur mais surtout pour les relations franco-algériennes et les intérêts français. En instrumentalisant les tensions bilatérales, Retailleau fait peser un risque sérieux sur les 900 000 citoyens franco-algériens, potentiellement otages de ces manœuvres politiques. Ces derniers pourraient se retrouver victimes de restrictions de circulation ou de complications administratives résultant de cette escalade diplomatique. Retailleau semble ainsi prêt à sacrifier sur l’autel de sa carrière politique non seulement les relations avec Alger, mais aussi la prospérité économique et le rayonnement international que la France a mis des décennies à reconstruire après la décolonisation.


ads