Le chômage, des chiffres et des disparités!

En octobre 2024, le marché de l'emploi présente un paysage marqué par une population active occupée s'élevant à 12,055 millions de personnes, parmi lesquelles une sur cinq est une femme, selon la dernière étude de l’ONS. Cette situation révèle des inégalités marquées, notamment en matière de genre, puisque le chômage touche 25,4% des femmes contre 9% des hommes. Environ 1,76 million de personnes sont en situation de chômage, dont 59,3% sont au chômage depuis plus d’un an, mettant en évidence une difficulté d’insertion durable sur le marché du travail. Les jeunes constituent l’une des catégories les plus touchées par le chômage. Le taux de chômage des 16-24 ans s’élève à 29,3%, soit plus du double de la moyenne nationale. Cette situation est encore plus préoccupante pour les jeunes femmes, dont 58% sont sans emploi, contre 21,7% chez les jeunes hommes. Au total, les jeunes représentent 29,2% de la population en chômage, illustrant les difficultés d’intégration des nouvelles générations sur le marché du travail. L’accès à l’emploi est fortement influencé par le niveau d’instruction. 42,5% des chômeurs ne possèdent aucun diplôme, tandis que 31,4% sont titulaires d’un diplôme universitaire et 26,1% ont suivi une formation professionnelle. Paradoxalement, le taux de chômage est de 19% chez les diplômés universitaires, supérieur à celui des personnes issues de la formation professionnelle (14,6%) et bien au-dessus des 9,6% enregistrés chez les personnes sans diplôme. Ces chiffres montrent que l’inadéquation entre la formation et les besoins du marché du travail reste un défi majeur. Le taux de chômage des femmes en Algérie atteint 25,4%, soit plus du double de celui des hommes (9%), illustrant les difficultés d’accès à l’emploi. Malgré une progression, le taux d’emploi féminin reste faible (14,3%) et la population active féminine ne représente que 22,9% du total. Les jeunes femmes sont particulièrement touchées, avec un taux de chômage de 58% chez les 16-24 ans, contre 21,7% chez les jeunes hommes. Même les diplômées peinent à s’insérer : 27,5% des diplômées universitaires et 27,4% des diplômées de la formation professionnelle sont sans emploi. En somme, le chômage en Algérie demeure un problème structurel marqué par des inégalités de genre, une précarité accrue chez les jeunes et une difficulté d’intégration pour les diplômés. Une réorientation des politiques de formation et d’emploi s’impose pour répondre aux attentes du marché et favoriser une meilleure insertion professionnelle.


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