Alger met en garde contre les conséquences incalculable de la France des suites des déclarations de certains de ses ministres du gouvernement vis-à-vis de l’Algérie comme celles de Jean Noel Barrot dont les déclarations sont intervenues alors que le gouvernement français lui-même semble divisé entre les partisans de «rapport de force» et ceux qui plaident en faveur du règlement du litige par la voie diplomatique. Suite à l’annonce par Paris des restrictions d’accès en France, l’Algérie affiche sa surprise et menace de mesures réciproques et immédiates.
Une nouvelle escalade de tensions entre l’Algérie et la France. L'Algérie a dénoncé une nouvelle provocation de la France ce mercredi 26 février. «Toute mesure attentatoire à ses intérêts fera l’objet de mesures réciproques strictes et immédiates» dit le ministère algérien des affaires étrangères. Alger n’a aucunement été informée de ces mesures visant des ressortissants algériens porteurs de documents de voyages spéciaux les exemptant des formalités de visas s’en est étonnée ainsi Alger. Pour l’Algérie c’est une provocation de plus. L’Algérie a évidemment rejeté en bloc ses ultimatums et les menaces, et appliquera une réciprocité "stricte et immédiate" à toutes les restrictions apportées aux mobilités par la France, a indiqué jeudi un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines. Mardi soir, le ministre français des affaires étrangères Jean Noël Barrot avait déclaré, à la surprise générale, que des mesures de restriction de circulation et d’accès en France avaient été prises pour certains dignitaires algériens et n’en a pas moins envisagé d’autres sanctions si la coopération franco algérienne n’est pas reprise. Que cherche la France à l’Algérie ? Les déclarations du chef de la diplomatie française ont été perçues comme une menace, une intimidation et une immixtion françaises dans les décisions souveraines de l’Algérie. Jusque-là, l’Algérie n’avait jamais riposté laissant la France assumer ses responsabilités devant ses propres bévues mais le calme a des limites. "Dans la montée en cadence de l’escalade et des tensions que la partie française a imprimées à la relation entre l’Algérie et la France, l’Algérie n’a pris l’initiative d’aucune rupture et a laissé la partie française en assumer seule la responsabilité pleine et entière", a en effet précisé le communiqué. L’Algérie "s’est astreinte au calme, à la mesure et à la retenue. Ce faisant, elle n’avait pour objectif que d’exercer ses droits et d’assumer ses devoirs vis-à-vis de ses ressortissants vivant en France. Le droit français, les conventions bilatérales, le droit européen et le droit international sont tous du côté de l’Algérie, notamment en matière de protection consulaire de ses ressortissants", poursuit la même source. "Les manquements constatés aux obligations nationales et internationales sont le fait de la partie française, comme en témoigne le recours abusif et arbitraire aux décisions administratives d’éloignement des ressortissants algériens, les privant de l’usage des voies de droit que leur garantit la législation française elle-même", déplore le texte. "L’Algérie, quant à elle, est attentive à sa position internationale et reste attachée au respect de l’intégralité du corpus juridique régissant les mobilités entre l’Algérie et la France, sans sélectivité et sans détournement de ses vocations, telles qu’elles ont été identifiées conjointement par l’Algérie et la France", signale-t-il. "Dans ce même esprit, l’Algérie rejette catégoriquement les ultimatums et les menaces. De la même manière, elle appliquera une réciprocité stricte et immédiate à toutes les restrictions apportées aux mobilités entre l’Algérie et la France", soutient le communiqué. "Enfin, toute remise en cause de l’Accord de 1968, qui a été au demeurant vidé de toute sa substance, sera suivie de la part de l’Algérie d’une même remise en cause des autres accords et protocoles de même nature, sans préjudice d’autres mesures que ses intérêts nationaux lui dicteraient d’adopter", assure la même source. "Ainsi, l’extrême droite française revancharde et haineuse aura réussi son pari. La relation algéro-française qu’elle a prise en otage aura été mise au service de basses œuvres politiciennes indignes d’elle", conclut le communiqué.